03/06 ▒ POLITIQUE ▒ Face aux critiques, le gouvernement se défend...

Hier, devant les députés, Sébastien Lecornu s'est dit "en colère" suite aux violences qui ont éclaté après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue des champions.

Le Premier ministre a dénoncé "une inversion des valeurs, qui consiste à incriminer les forces de l’ordre".

"On ne peut pas être dans une schizophrénie laissant à entendre que ce sont les forces de l’ordre qui créeraient le désordre. L’inversion du récit et l’inversion des valeurs sont le début du combat politique et culturel qu’il nous faut mener" a-t-il expliqué.

Une allusion aux propos tenus par Clémence Guetté, députée LFI, qui a accusé les forces de l’ordre d’avoir "chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement".

Depuis samedi, exécutif, autorités policières et autorités judiciaires, défendent le dispositif de sécurité massif mis en place pour la finale de la Ligue des champions.

Elles insistent sur la réactivité des forces de l’ordre pour mettre un terme aux exactions. 

Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, a assuré qu'un "dispositif extrêmement solide et extrêmement vigoureux  a été mis en place".

"Au total, samedi et dimanche, il y a eu plus de 890 interpellations. En hausse de plus de 45% par rapport à 2025".

Il a précisé que 720 gardes à vue avaient été prononcées. 

Il a fermement condamné "l’action de ces jeunes voyous, de ces casseurs qui, en marge des événements, ne viennent que pour une chose : piller les commerces, dégrader les biens. Plus de la moitié des actes de violence était dirigés contre les forces de sécurité intérieure".

"Sur les profils des personnes interpellées, 98% sont des hommes, 2% des femmes, un tiers des mineurs, 85% de Français et les récidivistes sont  minoritaires" a précisé Sébastien Lecornu.

Il considère qu’il ne s’agissait pas de "violences des supporters, mais d’un phénomène de délinquance beaucoup plus global".

Le chef du gouvernement souhaite "aller plus loin dans la sanction".

Il a appelé à une adaptation du droit, "en particulier sur les tirs de mortiers, la surveillance algorithmique, les interdictions de stade, ainsi que sur l’usage de stupéfiants et de protoxyde d’azote".

En revanche, Sébastien Lecornu a assuré qu’il n’est "pas favorable à la suspension des prestations sociales, mais à ce que ces prestations, en dehors du reste à vivre, financent justement ces réparations".

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

08/12 ▒ THÉÂTRE ▒ "C'est avant tout un hymne à la joie".