Les accusations de violences policières, dans le cadre du mouvement de contesation lycéen, passent un cap. L’IGPN, "Inspection Générale de la Police Nationale", a déjà été saisie de six enquêtes. Mercredi, Laurent Nuñez, ministre de l'Intérieur, avait déjà annoncé l’ouverture de trois enquêtes pour des faits commis à Sevran (Seine-Saint-Denis), Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise) et Tours (Indre-et-Loire). À Tours, un jeune de 16 ans a perdu l’usage d’un oeil après des incidents lors d’un blocage. À Saint-Ouen-l’Aumône, un garçon de 14 ans a eu la mâchoire scellée et ne peut plus parler, après un tir de grenade lacrymogène. Des enquêtes ont également été confiées à l’IGPN pour des interventions policières en Seine-Saint-Denis, à Saint-Denis et à Sevran. Enfin, le préfet du Pas-de-Calais a indiqué qu’un lycéen de 15 ans avait eu la main arrachée lors d’une manifestation à Lens.