Des survêtements "Adidas" aux baskets "Nike", en passant par les polos "Lacoste", les marques ne circulent pas seulement dans la rue. Elles s’invitent aussi dans les "fantasmes gays, les fétiches vestimentaires et la pornographie amateur". Réappropriés et sexualisés, ces marques deviennent les supports d’un imaginaire très codé, où se mêlent virilité, classe sociale et désir. Mathis Grosos, journaliste, s'est penché sur cette nouvelle tendance. Il décrypte comment ces marques nourrissent des scénarios érotiques, qui débordent largement leur usage initial. L’un est allongé au sol, veston "Adidas" vert, chaussettes blanches tirées au-dessus d’un survêtement moulant. L’autre, baskets "Nike" aux pieds, écrase la poitrine de son partenaire. De quoi laisser les internautes dubitatifs. C’est pourtant là le fond de commerce de deux créateurs de contenu pour adultes anglais : Hunter & Jack. Les deux jeunes hommes s’inscrivent...