Caricatures, injures, messages violents, harcèlement... La haine en ligne, qu'elle soit antisémite, raciste ou homophobe, atteint un niveau jamais vu en France. "Elle est portée par un effet de meute et une parole de plus en plus libérée" selon le ministère de la Justice. En 2025, le PNLH, "Pôle National de Lutte contre la Haine en ligne", qui dépend du parquet de Paris, a enregistré 1 072 dossiers, toutes haines confondues. Un pic inédit depuis sa création en janvier 2021. Les signalements ont doublé après l'attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Depuis, le niveau global des propos haineux ne redescend pas. "On observe vraiment une logique de défouloir, de lâchage. Tout est prétexte désormais à l'invective raciste, antisémite, sexiste, homophobe. Avec l'anonymat qu'offrent les réseaux, les barrières morales sautent" explique le PNLH. Laure Beccuau, procureure de Paris, a fait ...