01/06 ▒ THAÏLANDE ▒ Encore plus gay-friendly, mais peut mieux faire...
Jeudi, lancé à l’occasion de la Gay Pride de Bangkok, le "Pride Month" va durer jusqu'à fin juin.
Depuis quelques années, la Thaïlande tente de renforcer son image de pays ouvert aux LGBT.
Avec l'espoir d'organiser la "World Pride 2030".
Ceci étant, tout n'est pas parfait.
Un des actes majeurs de ce "Mois des Fiertés" est le "Bangkok Pride Festival", qui se clôt ce soir.
Il a été l'occasion de prouver une montée en puissance spectaculaire avec un nombre de participants qui augmente au fil des années.
En 2025, la Gay Pride de Bangkok avait rassemblé 350 000 personnes.
Cette évolution montre un changement de politique majeur, qui mise sur festivals, grands événements culturels et tourisme pour attirer une clientèle internationale plus diversifiée, dont les LGBT.
Le "Pride Month" s’inscrit dans cette stratégie d’attractivité.
Au-delà de la fête, il y a les enjeux politiques et sociétaux.
Plusieurs réformes restent en suspens.
Celles sur la reconnaissance légale du genre, la dépénalisation du travail du sexe et l’adoption d’une loi anti-discrimination.
"Ce sont des avancées essentielles pour faire de la Thaïlande un pays sûr et inclusif, digne d’accueillir un événement mondial" selon Waaddao Anne Chumaporn, fondatrice de "Bangkok Pride".
L'acceptation des LGBT en Thaïlande est ancienne.
Ils sont très souvent représentés dans des ouvrages religieux.
Contrairement à d'autres pays asiatiques, l’absence de colonisation a permis de ne jamais criminaliser les relations homosexuelles.
Toutefois, cette acceptation n'a pas encore été accompagnée d’une véritable reconnaissance juridique.
En 2015, la Thaïlande adopte le "Gender Equality Act", première loi interdisant certaines discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle.
C'est l'année 2025 qui marque un tournant historique.
La Thaïlande légalise le mariage homosexuel.
Malgré ces avancées, les inégalités restent importantes.
Notamment, pour les personnes transgenres.
Elles ne bénéficient d’acune reconnaissance juridique.
Il est toujours impossible de modifier légalement la mention de genre sur les documents d’identité.
Si certains trangenres mènent une vie normale et ont un emploi stable, la plupart subit des discriminations à l’embauche.
Le combat pour une véritable reconnaissance de leur existence reste encore à mener.

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