26/05 ▒ RHÔNE ▒ Faute d'entente, il y aura deux Gay Pride...
Cette année, Lyon accueillera deux Gay Pride.
Le "Collectif Fiertés en lutte", organisateur historique, a programmé la sienne le samedi 27 juin 2026.
Le "Centre LGBT" de Lyon, yant décidé de prendre ses distances, organisera la sienne le samedi 11 juillet 2026.
Cette division illustre deux visions opposées du militantisme LGBT.
Le CFL défend une Gay Pride ancrée dans un mouvement de justice sociale au sens large.
"Depuis six ans, nous avons cherché à organiser une Marche des Fiertés ouverte à toutes les associations, collectifs, syndicats et personnes portant des revendications. On revendique une ligne radicalement anti-raciste et anti-fasciste".
De son côté, le "Centre LGBT" déplore que l’événement perd sa capacité à rassembler une partie de la communauté LGBT.
Il privilégie une approche plus fédératrice et festive.
Les désaccords portent essentiellement sur la racisme.
Le "Collectif Fiertés en Lutte" reproche au "Centre LGBT" de ne pas partager suffisamment sa lutte sur les questions décoloniales.
Il l'accuse de chercher à conserver le contrôle de l'événement au détriment de "l’indépendance essentielle des luttes".
À noter que le "Collectif Fiertés en lutte" a parfois instauré des normes excluantes, comme des cortèges interdits aux Blancs, des avant-manifestations réservées aux transgenres racisées ou des slogans pro-palestiniens.
Ces tensions n'interviennent pas seulement à Lyon.
À Montpellier, dans l'Hérault, plusieurs associations et collectifs LGBT ont récemment annoncé leur retrait de l’organisation de la "Marche des Fiertés" 2026.
Ils dénoncent une gouvernance opaque et centralisée, un manque de concertation, des choix de programmation contestés et des questions au sujet de la répartition des financements.


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