22/05 ▒ ROYAUME-UNI ▒ Officialisation des régles anti-transgenres...

Plus d'un an après la décision de la Cour suprême de fonder la définition légale d’une femme sur son sexe biologique, et non sur le genre, le gouvernement prend des mesures drastiques.

Ce jugement avait vivement inquiété les associations LGBT.

Elles avaient alerté sur le fait qu’il risquait d’empêcher les femmes transgenres d’accéder à certains lieux.

Dont, les centres d’hébergement pour femmes.

Hier, le régulateur britannique, en charge de l’égalité, a de nouveau suscité la colère et l’inquiétude des transgenres.

En accord avec le gouvernement, il vient de publier ses directives sur l’usage des espaces non-mixtes au Royaume-Uni.

Conformément au jugement de la Cour suprême, il a validé de nouvelles directives.

Désormais, un espace doit être organisé sur la base du sexe biologique pour être classé comme non-mixte.

"Dans les services séparés ou non-mixtes, un homme transgenre sera exclu du service réservé aux hommes, parce que son sexe est féminin. Une femme transgenre sera exclue du service réservé aux femmes, parce que son sexe est masculin".

Selon la même logique, les compétitions sportives non-mixtes devront accepter les participants uniquement sur la base de leur sexe biologique.

En avril 2025, la Cour suprême avait jugé que "les termes femme et sexe, dans la loi sur l’Egalité de 2010, se réfèrent à une femme biologique et à un sexe biologique. Il est donc légal d’exclure les femmes transgenres de certains espaces réservés aux femmes, si cela est considéré comme proportionné".

Dans la foulée de ce jugement, le régulateur avait publié des recommandations provisoires.

Dans le même temps, plusieurs institutions et associations avaient revu leurs règles.

Suite à ces décisions, la ministre de l’Éducation, en charge des Droits des femmes et de l’Égalité, a déclaré que "les nouvelles directives assurent que les personnes transgenres restent protégées".

Sauf que...

Selon "Trans Solidarity Alliance", association soutenant les transgenres, "les règles restent excluantes".

"Traiter les personnes transgenres de cette manière place le Royaume-Uni en dehors des normes internationales en matière de droits humains. La loi est complexe et il est évident que beaucoup d’organisations vont adopter une neutralité de genre pour éviter les complications. C'est le genre de politique sur les droits des transgenres qu’on s’attend à voir dans l’Amérique de Trump, pas au Royaume-Uni".

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