22/05 ▒ ÉGLISE ▒ Les victimes de prêtres veulent échanger avec le pape...

Le principal collectif des victimes de Bétharram souhaite rencontrer Léon XIV lors de sa venue en France en septembre prochain.

"Pour lui faire part de nos propositions visant à lutter contre les violences sexuelles dans l'Église".

Le pape effectuera une visite d'État du 25 au 28 septembre 2026.

Le collectif compte plus de 200 victimes de violences physiques et sexuelles au sein de cet établissement scolaire catholique des Pyrénées-Atlantiques.

Il a donc écrit à la "Conférence des évêques de France" et au diocèse de Tarbes pour formuler cette demande d'entretien.

Alain Esquerre, porte-parole du collectif, évoque "un temps bref d'audience dans un esprit de prière, de bénédiction et de vérité". 

"Lourdes se situe à peine à quinze kilomètres de Bétharram. Comme il vient à Lourdes, ce serait perçu comme une provocation s'il ne nous rencontrait pas".

Le porte-parole du collectif explique avoir contacté 80 victimes pour savoir si elles souhaitaient rencontrer le pape. 

"Il n'y a pas eu un seul non parmi les réponses. Nous voulons, au-delà de nos témoignages, apporter une proposition, du concret au pape. Pour que cela change".

Le collectif de Bétharram souhaite remettre au pape "un document de travail présentant cinq propositions simples et concrètes". 

"Outre la reconnaissance par l'Église de sa responsabilité dans le scandale de Bétharram, avec des implications financières", il demande "une formation obligatoire des prêtres et séminaristes, incluant des rencontres régulières avec des victimes de violences, ainsi qu'un accompagnement personnalisé de chaque prêtre agresseur par un référent victimes préalablement formé".

"Nous avons à cœur d'œuvrer ensemble, afin de rendre justice à Saint Michel Garricoïts, fondateur du lieu au XIXème siècle, et aux enfants dont il voulait prendre soin et dont les mémoires se trouvent profanées par l'un des plus grands crimes de masse pédocriminels de France et par ses ramifications à l'étranger" explique le collectif.

"Si l'Église ne se dit pas Elle-même victime, Elle aussi, de ces actes immondes, alors Elle reste perçue comme étant du côté des criminels et  contre les victimes".

Si la visite de Léon XIV à Lourdes n'a pas encore été confirmée par le Vatican, Jean-Marc Micas, évêque du diocèse de Tarbes et Lourdes, a déjà reçu un cahier des charges pour la préparer.

En outre, une source proche du Vatican a indiqué qu'un "temps significatif de rencontre avec des victimes de violences sexuelles commises par l'Église était souhaité par Léon XIV".

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