19/05 ▒ SANTÉ ▒ Les inégalités face aux soins persistent...

Entre 2023 et 2025, les délais moyens pour obtenir un rendez-vous médical sont restés "relativement stables".

Toutefois, des disparités perdurent selon les professions et les territoires.

C'est ce qu'indique une étude sur l’accès aux soins réalisée par "Doctolib" et la "Fondation Jean-Jaurès".

Cette étude s’appuie sur plus de 230 millions de consultations réalisées en 2025, le recueil de témoignages de spécialistes et de plus de 8 000 patients implantés partout en France. 

Elle met en avant dix professions de santé libérales : médecins généralistes, pédiatres, masseurs-kinésithérapeutes, sages-femmes, chirurgiens-dentistes, cardiologues, dermatologues, gynécologues, ophtalmologues et psychiatres.

La cardiologie et la dermatologie présentent les délais moyens d'attente les plus élevés pour obtenir un rendez-vous.

42 jours pour la première et 32 jours pour la seconde.

Pour les médecins généralistes, le délai est de 3 jours. 

Le délai d’attente est de 6 jours pour les kinésithérapeutes, 8 jours pour les pédiatres, 10 jours pour les chirurgiens-dentistes et 12 jours pour les sages-femmes.

Contrairement à certains spécialistes qui ont vu ces délais se réduire, la cardiologie, la psychiatrie, la pédiatrie et les sages-femmes ont observé une augmentation d’un jour pour une prise de rendez-vous.

"La pédiatrie cumule une dégradation simultanée des indicateurs : délai en hausse et part de rendez-vous en moins de 48 heures en recul" notent les auteurs de l'étude.

Les ophtalmologues ont réussi à réduire le plus leurs délais : - 4 jours.

À partir de ces observations, le rapport dresse un constat.

"C’est l’organisation des soins pour dégager du temps médical qui détermine, aussi, l’accès aux soins. Les équipes de soins spécialisées, les communautés professionnelles territoriales de santé, ainsi que la téléexpertise ou l’intelligence artificielle, sont des leviers à mobiliser".

À ce jour, la téléconsultation reste "largement sous-exploitée, avec moins de 3% de l’activité,  hors psychiatrie et médecine générale".

Selon l'étude, "même si elle ne peut être un substitut au soin présentiel, elle reste un canal d’accès rapide complémentaire, ancré dans la relation soignant-patient".

En parallèle, l’étude mentionne une utilisation accrue de l’IA conversationnelle pour des questions de santé.

"Si 45% des patients l’utilisent déjà, 18% ont renoncé à consulter à la suite de son utilisation. 25% des utilisateurs déclarent avoir consulté un professionnel de santé plus rapidement grâce à l’IA".

Outre ces constatations, les inégalités territoriales restent considérables.

En plus des disparités d’accès aux soins en fonction des spécialités. 

Si, à Paris, le délai d’attente moyen pour un rendez-vous en cardiologie est de 16 jours, il est de 164 jours dans le Gers. 

En ophtalmologie, c'est 153 jours contre 5 jours en Seine-Saint-Denis.

Hormis l’Île-de-France, qui conserve les délais les plus courts pour la quasi-totalité des spécialités, "ces inégalités ne se réduisent pas à une opposition urbain-rural".

63% des patients ont déjà renoncé à chercher un rendez-vous.

Là, l’écart de renoncement entre zones urbaines denses et zones rurales est très faible.

Ce renoncement touche autant les cadres que les les 25-34 ans.

Arrivent ensuite, les ouvriers et les personnes sans activité.

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