18/05 ▒ MORBIHAN ▒ La fête et la politique étroitement mêlées...

Samedi, s’est déroulée la "Marche des Fiertés" de Vannes.

Parmi les ingrédients de cette nouvelle édition, des centaines de participants, de la bonne humeur, mais aussi du militantisme pour revendiquer les droits LGBT.

Dès 11 heures, le port s’est animé et coloré des nuances arc-en-ciel.

Comme les années précédentes, c’est "Liberty Max", association LGBT, qui organisait l'événement.

"La Pride est née dans un contexte d’émeute aux États-Unis en 1970. Le combat est indissociable de cet événement" a rappellé Lisa Vibert-Chirokoff, membre de l'association, avant le départ du défilé.

Défilé qui a rassemblé entre 700 et 1 000 personnes, selon l’association.

Dans la foule, la politique est au cœur des discussions.

Pour Clervie, 23 ans, "cette manifestation a un sens profond. Elle est un espace où l’on peut revendiquer nos droits, qui ne sont jamais acquis".

L’étudiante, qui n’avait jamais participé à la Gay Pride de Vannes, soutient la dimension universelle du rassemblement.

"Il y a des guerres et conflits partout. Il est indispensable de défendre aussi les autres communautés, minorités, dans une démarche d’intersectionnalité des luttes".

Clément et Lilou, jeunes participants, se retrouvent bien dans cette ligne.

"C’est positif de ramener la politique au centre des débats. L’engagement est à la base des conquêtes sociales. Nos droits, comme celui pour l’IVG, sont constamment menacés. Donc, il ne faut pas oublier tout cet aspect".

Plus âgés, Alan et Sylvie apprécient ce rendez-vous intergénérationnel.

"Il y a une énergie de plus en plus forte. L’événement se structure dans l’espace et dans le temps. C'est essentiel de parler d’international quand on voit ce que le Sénégal réserve désormais aux homosexuels".

Axel se dit "non-politisé".

Il aime la Gay Pride de Vannes "pour sa convivialité".

Deci dit, de nombreuses personnes regardent la situation dans le monde et s’inquiètent d’une possible arrivée au pouvoir, en France, d’un gouvernement hostile aux droits LGBT.

"Toutes les luttes sont transversales : féminisme, antiracisme, antifascisme. On voit ce que l’extrême droite ou le conservatisme ont donné dans des pays comme l’Inde, le Canada, ou les États-Unis, où Trump s’est attaqué aux droits des personnes transgenres. Rien que dans nos communes, il faut être vigilant" concluent des participants.

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