13/05 ▒ MONDE ▒ L'Espagne en tête, la France stagne...

La France reste bloquée à la 15ème place du classement européen des droits LGBT.

Avec un score d’environ 61%.

C'est ce qui ressort de l'édition 2026 de "Rainbow Map", puliée par ILGA-Europe.

Ce classement évalue les 46 pays du Conseil de l’Europe, le Kosovo, la Russie et la Biélorussie, à partir de leurs législations et politiques publiques.

Il confirme une Europe de plus en plus contrastée. 

D’un côté, des États accélèrent les réformes. 

De l’autre, certains reculent. 

Entre les deux, la France ne progresse plus.

C'est l’Espagne qui arrive en tête.

Elle est suivie de Malte, l’Islande, la Belgique, le  Danemark, la Finlande, l’Allemagne, la Norvège, entre autres.

Au plus bas dans ce classement, on trouve Monaco, la Géorgie, l’Arménie, la Biélorussie, la Turquie, l’Azerbaïdjan et la Russie.

Déjà 15ème en 2025, la France ne montre aucune amélioration notable.

Elle se situe au-dessus de la moyenne européenne, mais reste loin des pays les plus avancés.

Ce décalage s’explique par le fait que les autres États progressent plus vite que la France.

Espagne, Malte et Belgique forment le trio de tête.

Ces pays ont récemment adopté des réformes renforçant les droits des transgenres et la reconnaissance de l’identité de genre.

À l’inverse, plusieurs pays poursuivent un recul assumé des droits LGBT.

La France apparaît dans une position intermédiaire, sans trajectoire claire.

Elle pays conserve un socle juridique issu de réformes majeures adoptées il y a plus de dix ans, comme le mariage homosexuel ou les dispositifs de lutte contre les discriminations.

Ces avancées ne suffisent plus à compenser l’absence de nouvelles réformes.

La reconnaissance de l’identité de genre reste encadrée par des procédures jugées contraignantes par les associations.

Loin des modèles fondés sur l’autodétermination adoptés dans plusieurs pays européens.

La France ne reconnaît pas les identités non-binaires dans son droit.

Elle n’interdit pas de manière explicite les interventions médicales non consenties sur les personnes intersexes.

Comme chaque année, ILGA-Europe rappelle que son classement porte sur les cadres juridiques et non sur les conditions de vie.

La publication 2026 ne met pas en évidence de recul brutal pour la France, mais confirme une tendance installée : l’absence de progression.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

08/12 ▒ THÉÂTRE ▒ "C'est avant tout un hymne à la joie".