12/05 ▒ POLITIQUE ▒ Lé Sénat bloque à nouveau le texte sur l'aide à mourir...

Hier soir, la réforme sur la fin de vie a été, en partie, mise en échec au Sénat.

Sans surprise, c’est le volet sur l’aide à mourir qui a divisé les sénateurs.

Ce qui a entraîné le rejet d’un texte central de la proposition de loi.

L’article 2, qui proposait une définition de la future procédure d’aide à mourir et les situations auxquelles elle s’appliquerait, a été rejeté par 151 votes sur 269.

Les voix des élus socialistes, qui regrettaient le durcissement du texte par rapport à la version des députés, se sont ajoutées à celles d’une partie de la droite, opposée à toute forme d’aide à mourir, même restreinte. 

Plus tôt dans la journée, l'Assemblée nationale a définitivement adopté l’autre volet de la réforme concernant les soins palliatifs. 

Sur l’aide à mourir, les débats doivent se poursuivre jusqu’à demain, avec encore près de 600 amendements à examiner. 

Mais, avec le rejet de l’article 2, le texte a été vidé de sa substance.

De ce fait, le gouvernement, qui espèrait une adoption définitive avant l'été, pourrait choisir de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale pour faire aboutir cette réforme sociétale majeure, chère à Emmanuel Macron.

Par deux fois déjà, les députés ont voté pour un droit encadré à l’aide à mourir accessible à certains malades atteints d’une affection grave et incurable.

En revanche, au Sénat, les divergences de vue se révèlent insurmontables.

Sur l’aide à mourir, comme en première lecture, c’est la ligne dure de Bruno retailleau, président des Républicains, qui a eu gain de cause.

"Si demain le texte était voté, au seuil de la mort, chacun devra se demander s’il n’est pas un poids mort, s’il n’est pas un fardeau pour la société ou pour ses proches. Je crains que les verrous encadrant ce texte finissent par sauter dans le futur" a-t-il déclaré.

Ces derniers jours, l’option du référendum a également fait parler au Sénat.

Francis Szpiner, sénateur LR hostile à la réforme, affirme avoir réuni plus de 195 signatures de parlementaires.

Nombre suffisant pour lancer une procédure de "Référendum d’Initiative Partagée".

Depuis sa création en 2008, ce processus très complexe n’a jamais abouti.

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