04/05 ▒ SÉNÉGAL ▒ Suite à la répression homophobe, inquiétue face au Sida...
Depuis le durcissement de la loi, la fréquentation de plusieurs centres de prise en charge du Sida est en nette baisse.
Les multiples arrestations visant les LGBT en sont la raison.
Cette situation inquiète les acteurs de santé publique, qui redoutent une rupture dans le suivi des traitements antirétroviraux, qui sont essentiels pour contrôler le virus et empêcher sa transmission.
Depuis février 2026, la fréquentation a chuté de 25,6%.
Les équipes de terrain évoquent des patients qui renoncent à se rendre dans les structures de soins par peur d’être identifiés comme homosexuels, dénoncés ou interpellés.
Récemment, le Sénégal a renforcé les sanctions, portant jusqu’à dix ans d’emprisonnement les peines encourues pour "actes sexuels entre personnes de même sexe".
Dans ce contexte, plusieurs organisations de défense des droits humains font état d’une vague d’arrestations.
En outre, les homosexuels préfèrent ne plus se soigner pour ne pas être "repérés".
Tous les professionnels de santé confirment ces comportements d’évitement.
Selon eux, "cette dynamique fait peser un risque majeur sur la santé publique".
L’interruption des traitements peut entraîner une reprise de la charge virale chez les patients et augmenter le risque de transmission du virus et les complications médicales.
L’ONUSIDA alerte régulièrement sur les effets des lois criminalisant les relations homosexuelles.
L'organisme rappelle que "la criminalisation pousse les personnes concernées à s’éloigner des services de santé. Ce qui fragilise les efforts de lutte contre l’épidémie".
Au Sénégal, des qpécialistes estiment que les évolutions récentes des lois pourraient fragiliser des années de progrès dans la lutte contre le Sida.

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