29/04 ▒ POLITIQUE ▒ Quand les banques refusent d'accorder des prêts...
"Oui, c’est un problème !".
Ce matin, sur RTL, Daniel Baal, président de la "Fédération Bancaire Française", a jugé problématiques les difficultés rencontrées par le Rassemblement national pour accéder à des crédits bancaires.
Crédits nécessaires pour financer la campagne de l'élection présidentielle.
À ce jour, aucune banque française ne veut prêter de l’argent au RN.
Daniel Baal a évoque le risque de ce type de crédits.
Il souligne les conditions nécessaires pour que l’État rembourse les frais engagés par un parti politique.
Soit un score minimum de 5% des voix et une validation des comptes de campagne.
"C’est une responsabilité des pouvoirs publics. Le fonctionnement de la vie démocratique et le financement de la vie démocratique, c’est bien l’État qui en est responsable" a déclaré Daniel Baal.
Questionné sur les prêts accordés à d’autres partis, il a dit "ne pas savoir où on en est".
"Aujourd'hui, je ne dis pas aux banques françaises : faites des prêts pour les candidats aux élections présidentielles. Mais, c'est un vrai risque".
Et Marine Le pen de réagir aussitôt.
"Ces propos sont très problématiques, puisqu'à part les dons, limités par ailleurs, seules les banques européennes peuvent financer une campagne présidentielle. Les prêts de particuliers ne peuvent pas financer une campagne présidentielle. Donc, on fait quoi ?" a-t-elle déclaré sur X.
À d’un an du scrutin, le RN est à la recherche d’une banque susceptible de lui avancer 10,7 millions d’euros.
Chiffre correspondant au montant maximal remboursable par l’État pour les candidats qualifiés au second tour.
Le sujet est crucial pour un le Rassemblement national.
Actuellement, il est dans l'incapacité de s'autofinancer.
En effet, le parti est déjà engagé dans un remboursement de sa dette, quasi-intégralement composée de prêts de particuliers.

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