28/04 ▒ BOTSWANA ▒ Les relations homosexuelles ne sont plus un délit...
Le Botswana vient de retirer officiellement plusieurs dispositions criminalisant les relations homosexuelles dans le Code pénal.
Une mise à jour législative qui intervient plus de trois ans après la confirmation, par la justice, de l’inconstitutionnalité de ces textes.
Le gouvernement a supprimé les paragraphes relatifs aux "infractions contre nature".
Ces dispositions, héritées de la période coloniale, prévoyaient jusqu’à sept ans d’emprisonnement pour des relations homosexuelles consenties entre adultes.
Cette réforme s’inscrit dans la continuité d’une décision rendue par la Haute Cour de justice en 2019.
Elle avait jugé que ces articles étaient contraires à la Constitution et violaient les droits fondamentaux à la dignité, à la liberté, à la vie privée et à l’égalité.
Malgré ce jugement, rien n'avait été fait pour exclure ces dispositions du Code pénal.
De quoi créer une incohérence juridique et un climat d’incertitude pour les LGBT.
Cette évolution constitue une clarification importante, même si elle ne crée pas de nouveaux droits.
Le Botswana ne reconnaît pas le mariage homosexuel et ne prévoit pas de protection spécifique contre les discriminations fondées sur l’orientation sexuelle.
Jean-Marc Berthon, ambassadeur Français pour les droits des LGBT, s'est félicité de cette mofidication sur X.
"Certains États invoquent les valeurs africaines pour justifier un durcissement de la répression, tandis que d’autres, à l’image du Botswana, retirent de leur droit des dispositions criminalisant les LGBT. Les droits humains sont universels et doivent bénéficier à tous. Sans distinction".

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