17/04 ▒ SOCIÉTÉ ▒ Persistance des violences verbales ou psychologiques...
Sept ans après la loi "anti-fessée", les violences faites aux enfants résistent.
Selon un baromètre publié aujourd'hui par la "Fondation pour l’Enfance", 83% des parents déclarent avoir eu recours à au moins une violence verbale ou psychologique au cours des douze derniers mois.
25% d'entre eux continuent de juger la fessée "efficace et acceptable".
"Les violences éducatives ordinaires restent profondément banalisées, voire normalisées" souligne l'étude.
32% des parents estiment que certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter.
25% jugent que la fessée est une méthode efficace pour éduquer un enfant.
23% considèrent que les parents qui utilisent des punitions corporelles ont raison de le faire.
On note également une forte distinction entre pères et mères.
40% des hommes estiment que "certains enfants ont besoin de punitions corporelles pour apprendre à bien se comporter".
Le chiffre est de 25% chez les femmes.
La loi du 10 juillet 2019 inscrit dans le Code civil le fait que "l’autorité parentale doit s’exercer sans violences physiques ou psychologiques".
Un arrêt de la Cour de Cassation est allé dans ce sens en janvier 2026.
Il rappelait qu’aucun droit de correction parental n’existait dans la loi française.
"Mais, sur le terrain, la légitimation de ces pratiques comme outils pédagogiques persiste" regrette la "Fondation pour l’Enfance".
Dans cette étude, 30% des parents déclarent avoir donné "une tape" au cours de l'année écoulée.
22% ont donné une "fessée".
19% ont utilisé des mots dévalorisants comme "stupide" ou "paresseux".
Au total, 37% des parents reconnaisent au moins une violence physique au cours de l’année écoulée.
Le sondage a été réalisé du 30 janvier au 9 février 2026.

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