15/04 ▒ CANADA ▒ De pays gay-friendly à pays de plus en plus homophobe ?
Le climat social se durcit de plus en plus.
Les reculs observés en matière de droits LGBT sont particulièrement suivis par les Nations unies.
Dans un récent rapport, le "Comité des Droits de l’Homme" de l’ONU s’inquiète de la situation des LGBT au canada.
Il pointe plusieurs préoccupations soulevées par des organismes de terrain, dont le "Conseil Québécois LGBT".
Ce dernier se dit soulagé de voir "nos constats entendus".
Longtemps perçu comme précurseur en matière de droits LGBT, le Canada voit son image se ternir.
Depuis quelques années, des signaux préoccupants s’accumulent.
Multiplication de projets de loi visant les personnes transgenres dans plusieurs provinces.
Montée de l’homophobie et de la transphobie, notamment, chez les jeunes.
Climat social de plus en plus polarisé.
"Parfois, il faut des instances comme l’ONU pour que nos décideurs se rendent compte que quelque chose ne tourne pas rond. Comme si ça ne suffisait pas que les personnes concernées le dénoncent depuis des années" déplore Magali Boudon, directrice générale du "Conseil Québécois LGBT".
Dans ses observations, le "Comité des Droits de l’homme" met en lumière le harcèlement, la violence et l’exclusion sociale vécus par les LGBT.
Il exhorte les autorités à intensifier les efforts pour contrer les stéréotypes et les attitudes négatives.
Notamment, par des campagnes d’information publique et des programmes éducatifs dans les écoles.
Le rapport attire aussi l’attention sur un angle mort préoccupant.
Celui de l’absence d’interdiction explicite des "interventions chirurgicales non consenties et irréversibles pratiquées sur des enfants intersexes".
Une lacune que le Canada est appelé à corriger rapidement par des réformes législatives.
"L’ONU a entendu notre cri du cœur. La question maintenant, c’est : est-ce que nos gouvernements en feront autant ?" lance Magali Boudon.
Dans ce contexte, le "Conseil Québécois LGBT" invite la population, les décideurs et les médias à prendre conscience du problème pour relancer le dialogue et, surtout, l’action.

Commentaires
Enregistrer un commentaire