13/04 ▒ JUSTICE ▒ Confirmation de la condamnation et interdiction d'exercer...
L'enseignante d'Evaëlle, adolescente qui s'est suicidée en 2019, ne pourra plus exercer au sein de l'Éducation nationale.
Pascale B. a bel et bien exercé un harcèlement moral à l'encontre de la fillette de 11 ans.
Jugée en appel à Versailles, dans les Yvelines, l'enseignante a finalement été condamnée à douze mois de prison avec sursis.
Le tribunal a estimé qu'elle a joué un rôle dans "la dégradation des conditions de vie de la collégienne avant son suicide".
Elle a également l'interdiction d'exercer comme professeure.
En première instance, la justice avait tranché en faveur de l'accusée et avait prononcé sa relaxe.
Durant son procès, l'enseignante n'avait jamais cessé de nier toute humiliation sur l'enfant.
De son côté, le parquet soutenait que l'enseignante l'avait effectivement harcelée en "rendant acceptables les comportements harcelants des élèves de sa classe".
En juin 2019, Evaëlle avait été retrouvée sans vie, après avoir dénoncé le harcèlement dont elle faisait l'objet par plusieurs camarades de classe.
Elle pointait aussi du doigt sa professeure de français, qu'elle accusait d'encourager un climat d'humiliation à son égard.
Pascale B., décrite par certains comme une enseignante exemplaire, par d'autres comme humiliant ses élèves les plus faibles, a toujours nié toute forme de harcèlement.
Au cours du procès en appel, le parquet a requis 18 mois de prison avec sursis.
L'avocat de l'enseignante a plaidé à nouveau la relaxe.
Ce matin, dans l'attente de la décision de la cour d'appel, la mère de la collégienne confiait qu'elle "appréhendait beaucoup ce nouveau jugement".

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