09/04 ▒ COSTA RICA ▒ Un tournant politique de plus en plus anti-LGBT...
Six ans après être devenu le premier pays d’Amérique centrale à légaliser le mariage homosexuel, le Costa Rica semble amorcer un retour en arrière.
Mardi, le gouvernement a annoncé qu'il se retirait du groupe de travail LGBT créé par l'OEA, "Organisation des États Américains".
Un véritable tournant pour le pays, qui met fin à une période d’environ dix ansn durant laquelle il y a joué un rôle actif.
Le ministre des Affaires étrangères a justifié cette décision en évoquant "la nécessité de se pencher sur des thèmes plus urgents dans un contexte de recalibrage des priorités au niveau international".
"Après avoir acquis un niveau de protection total des droits de toutes les minorités au niveau national, nous considérons que les efforts diplomatiques doivent se tourner vers des enjeux d’actualité plus pressants" a-t-il ajouté.
Dans la foulée, plusieurs associations LGBT ont dénoncé cette décision.
Elles affriment que "ce retrait affaiblit considérablement les normes relatives aux droits humains. L'explication de ce retrait est totalement fausse et infondée".
Elles rappellent qu’il y a encore du chemin à parcourir.
Comme la promulgation d'une loi sur l’identité de genre.
"Maintenant, la protection des personnes transgenres se retrouve dans un flou juridique et institutionnel".
De plus, elles dénoncent l’inexistence d’une interdiction des "thérapies de conversion".
Ce retrait est la deuxième décision pénalisant la communauté LGBT depuis le début de l'année.
En janvier 2026, le gouvernement a interdit la "Journée contre les discriminations homophobes" dans les milieux scolaires.
La décision du gouvernement se fait dans un contexte de plus en plus conservateur.
Le Chili s'est également retiré de l'OEA, après dix ans de participation.

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