04/04 ▒ RELIGION ▒ De plus en plus de baptêmes d'adultes...
Selon la "Conférence des Évêques de France", plus de 13 000 adultes recevront le baptême en ce week-end de Pâques.
Soit 28% de plus que l'an dernier.
8 000 adolescents le recevront également.
Soit 10% de plus que l'an dernier.
En dix ans, le nombre de baptêmes a plus que triplé.
C'est le cas dans le Diocèse de Lyon, dans le Rhône.
"Je crois qu'à Pâques 2021, il devait y avoir une centaine de baptêmes d'adultes. Aujourd'hui, on en est à presque 500" explique Olivier de Germay, archevêque de Lyon.
Multipliés par quatre en cinq ans, les baptisés adultes sont de plus en plus nombreux dans son diocèse.
"Nous sommes face à une génération qui est en quête de sens, qui se rend compte que notre société, qui a des aspects très positifs, a aussi des manques, de vrais manques".
Parmi eux, Richard, 21 ans.
"J'ai vécu un burn-out, une dépression. J'ai ressenti un vide que j'ai voulu combler. J'ai ressenti un appel et je suis allé la première fois à la messe le 24 décembre à minuit. La première fois que je suis rentré dans une église. En fait, c'est une famille".
Nouvelle famille, entraide, non-jugement.
Voilà ce qui revient dans les témoignages des futurs baptisés.
Camille, 33 ans, aborde ce virage dans le secret.
"Je n'en ai pas parlé. Je suis vraiment issue d'une famille athée, voire réfractaire à la religion. Finalement, j'ai eu une réponse tout autre que celle à laquelle je m'attendais. C'est-à-dire qu'on m'a expliqué que chacun pouvait croire ce qu'il voulait et que ça ne changeait pas la personne que je suis aujourd'hui".
Parmi les 460 futurs baptisés, Kévin a grandi entre deux cultures religieuses.
"Ma mère est catholique et mon père est de confession musulmane. Ils nous ont laissés un peu chercher notre propre foi. J'ai commencé à cheminer tout seul. Ça a été un peu compliqué. J'ai lu l'Ancien Testament, j'ai cheminé via les réseaux sociaux, les podcasts".
L'arrivée de ces petits nouveaux bouscule les paroisses.
Comme celle de Xavier Bizard, à Lyon et Vénissieux.
"On considère, par exemple, que dans une assemblée dominicale il y a environ 10% des gens qui n'ont pas les codes, qui ne savent pas quand il faut se mettre à genoux, se mettre debout. Ça bouscule toute la communauté et il faut sortir de ce : on a toujours fait comme ça".
"C'est l'Église en général qui évolue" ajoute Olivier de Germay.
"Quand vous avez, dans une paroisse, trente ou quarante catéchumènes, ce n'est pas simplement le curé et quelques dames catéchistes qui vont pouvoir s'en occuper. Donc, on fait une sorte d'appel à la mobilisation, aux paroissiens lambda. Ces adultes qui pensaient être des bons catholiques, parce qu'ils allaient à la messe le dimanche, ça les oblige à revenir, à approfondir leur foi. C'est un cercle vertueux. Ça fait du bien à tout le monde".
Ceci dit, il y a toujours moins de baptisés en France.
Moins de 200 000 par an tous âges confondus.
Ils étaient 400 000 au début des années 2000.

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