04/04 ▒ BIÉLORUSSIE ▒ Vers une répression massive de l'homosexualité...
En 1994, après l’effondrement de l’Union soviétique, la Biélorussie retirait l'homosexualité de la liste des crimes punissables.
En 2026, elle opère un retour en arrière.
Jeudi, le parlement a adopté un projet de loi visant à la création de sanctions contre les personnes faisant "la promotion de la cause LGBT".
Décision qui fait écho aux restrictions mises en place par la Russie.
Désormais, le texte doit être signé par Aliaksandr Loukachenka, président, pour devenir loi.
La loi rend "la propagande en faveur des relations homosexuelles, des changements de genre, du refus d’avoir des enfants et de la pédophilie, passible d’amendes, de travaux d’intérêt général et de quinze jours de prison".
Aliaksandr Loukachenka, qui dirige le pays d’une main de fer, se moque régulièrement des LGBT.
Pourtant, la Biélorussie a été sanctionnée à plusieurs reprises pour sa répression des droits de l’homme et pour avoir autorisé Moscou à utiliser son territoire lors de l’invasion de l’Ukraine en 2022.
Toutes les associations LGBT ont été dissoutes.
Régulièrement, les forces de sécurité effectuent des descentes dans les discothèques pour déceler d'éventuelles soirées privées entre homosexuels.
En outre, selon des témoignages, la police met en place des actes d'intimidation et de chantage pour inciter à la dénonciation de LGBT.
"Des personnes LGBT ont été victimes de passages à tabac, d’arrestations, de persécutions et de moqueries, avant même l’approbation du projet de loi. Maintenant, les forces de l’ordre reçoivent des ordres juridiques pour intensifier la répression" explique Alisa Sarmant, directrice de "TG House", association défendant les droits des transgenres.
Cette dernière affirme avoir reçu des centaines de demandes de LGBT pour une assistance psychologique et une aide au départ à l’étranger.

Commentaires
Enregistrer un commentaire