03/04 ▒ ÉDUCATION ▒ Elles dénoncent une inégalité dans l'éducation sexuelle...

"Sidaction", le "Planning familial" et "SOS Homophobie" s'unissent pour déplorer une disparité territoriale persistante concernant les séances d’Éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle.

Les trois associations évoquent des moyens financiers et humains insuffisants pour les mettre en œuvre.

Obligatoire depuis 2001, l’éducation à la vie affective et à la sexualité, à raison d’au moins trois séances annuelles dans tous les établissements scolaires, est considérée par ses défenseurs comme un outil crucial de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. 

Contesté par une partie de la droite et les milieux conservateurs, un nouveau programme a été mis en place lors de la rentrée de septembre 2025.

"Ce qu’on peut constater, c’est que l’existence du programme ne garantit pas sa mise en œuvre" déplore Florence Thune, directrice générale de "Sidaction".

"On a eu une alerte, dès octobre 2025, du Conseil National du Sida. Il mettait en avant une application inégale selon les établissements et selon les académies. Quant aux moyens humains et financiers, ils ne sont pas à la hauteur des besoins et ne permettent pas d’assurer une mise en œuvre homogène sur tout le territoire".

Un avis partagé par Sarah Durocher, présidente du "Planning familial".

"Les choses avancent, mais on ne nous donne pas les moyens pour la mise en place de ces interventions".

De son côté, Julia Tortet, porte-parole de "SOS Homophobie", fait état d'une "grande disparité entre territoires".

Elle plaide pour "la mise en place d’une coordination pour pouvoir structurer une gouvernance qui puisse assurer une homogénéité dans les actions menées, afin que tous les établissements puissent avoir les mêmes accès".

En janvier 2026, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, avait fait état de "66% des écoliers, 48% des collégiens et 35% des lycéens, ayant bénéficié d’au moins une séance au 31 décembre 2025".

En décembre 2025, l’État, poursuivi en justice par les trois associations, a été condamné à 1 euro symbolique pour avoir tardé à organiser les séances d’information et d’éducation à la sexualité.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

08/12 ▒ THÉÂTRE ▒ "C'est avant tout un hymne à la joie".