26/03 ▒ JUSTICE ▒ Condamné pour agressions sexuelles sur un collégien...
Ce matin, Jean-Michel di Falco, ex-évêque, a été condamné à dédommager un homme l’accusant de viols et d’agressions sexuelles dans les années 70.
Durant l'audience, Jean-Michel di Falco a réaffirmé sa "parfaite innocence et sa totale rectitude".
Malgré tout, la Cour d’appel de Paris lui a infligé la peine de verser 160 000 euros à Pierre-Jean Pagès, le plaignant.
Ce dernier accusait Jean-Michel di Falco de violences sexuelles à l’époque où celui-ci était prêtre et directeur du collège Saint-Thomas d’Aquin, à Paris, entre 1972 et 1975.
Des faits prescrits au pénal, mais au civil.
"Il résulte des éléments du débat qu’un comportement fautif de Jean-Michel di Falco, de nature sexuelle, a causé au plaignant un dommage corporel, qui l’oblige à réparation" explique le jugement.
Jusqu'à présent, Pierre-Jean Pagès avait été débouté de toutes ses demandes.
Après l'énoncé du verdict, l'ex-évêque s'est dit "extrêmement choqué que la cour d’appel déduise que "l’aide morale et psychologique apportée à un garçon orphelin puisse être anormale ou inappropriée. Comment une décision peut-elle, cinquante-quatre ans plus tard, être aussi péremptoire ?".
L'avocat de Jean-Michel di Falco a fustigé "l’absence de tout indice et de toute preuve matérielle" et a annoncé se pourvoir en cassation.
Contrairement à de précédentes décisions de justice, la cour d’appel a considéré que "l’action civile de Pierre-Jean Pagès, aujourd’hui âgé de 65 ans, n’était pas prescrite".
"L’action civile, à des fins indemnitaires, se prescrivant par vingt ans à compter de la consolidation du dommage dont il est demandé réparation, ne peut donc être empêchée par la prescription de l’action publique relative à des faits recevant une qualification pénale" stipule le jugement.
L’ancien évêque auxiliaire de Paris, aujourd’hui âgé de 84 ans et à la retraite, est condamné à verser 10 000 euros en réparation du préjudice sexuel, 70 000 euros au titre de l’incidence professionnelle et 81 392 euros au titre du déficit fonctionnel temporaire.

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