25/03 ▒ POLITIQUE ▒ À gauche et au centre, le chemin de l'Élysée est semé d'embûches...

Élections municipales à peine terminées, voilà déjà l'élection présidentielle.

C'est parti pour plus d'un an de ralliements, déchirements, invectives.

En l'absence de vainqueurs clairs le week-end dernier, chaque camp veut tenter de pousser son avantage.

Plusieurs défaites ont marqué les esprits dans ces villes où Insoumis et Socialistes avaient fait alliance.

À contrario, les victoires à Paris et Marseille, qui se sont faites sans rapprochement, donnent du grain à moudre aux farouches opposants deLFI.

C'est François Hollande qui a lancé les hostilités.

Il promet "une candidature de gauche réformiste" en 2027. 

"Il faut qu'il y ait une candidature socialiste, sociale-démocrate, comme on voudra. C'est-à-dire avec le PS, avec Place publique, avec la Convention, mouvement de Bernard Cazeneuve, et avec la société civile. Tous ceux qui veulent qu'il y ait cette offre-là doivent présenter un candidat à l'élection présidentielle" explique l'ancien président, tout en se gardant de préciser si ce candidat pourrait être lui.

"C'est bien le problème. Tout le monde a envie d'y aller, mais personne ne veut se mettre une cible dans le dos pendant des semaines de la part de ceux qui veulent aussi en être" répond un ténor socialiste à François Hollande.

De son côté, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste, se voit réclamer une ligne claire en vue de la présidentielle.

Du côté de la droite et de la macronie, c'est l'affolement général.

Il y a ceux qui prônent une candidature unique au sein du bloc commun.

Ce qui mènerait à un seul candidat au premier tour sous les couleurs de LR, Renaissance et Horizons réunis

Tous ont en tête la possibilité d'un duel Bardella-Mélenchon ou Le Pen-Mélenchon.

De quoi balayer tous les ambitieux du camp présidentiel, à l'instar de Gabriel Attal.

Les résultats des municipales lui donnent un peu d'élan, mais il est loin de plier le match. 

Il reste trop estampillé "Macron" pour un grand nombre d'électeurs.

Actuellement, Gabriel Attal milite pour la mise en place d'une "méthode de rassemblement".

Concrètement, il devrait dire bientôt comment il compte s'y prendre pour n'avoir qu'un candidat du bloc central sur la ligne de départ. 

Dans son idée, le spectre pourrait aller de Bruno Retailleau à lui-même, en passant par Édouard Philippe.

Le problème est qu'une candidature commune impliquerait l'élimination d'un grand nombre de prétendants, parmi lesquels on David Lisnard, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Gabriel Attal et Édouard Philippe.

Accepteront-ils de s'effacer au profit d'un seul ?

Sans compter que l'union n'est pas non plus synonyme de réussite.

Dimanche soir, l'union des droites et du centre n'a pas permis de l'emporter à Paris, par exemple.

Pourtant, certains continuent à y croire.

Et d'autres commencent déjà à fermer la porte.

"L'élection présidentielle, ce n'est pas le moment où les partis vont se parler pour bidouiller un truc" juge Édouard Philippe.

Bruno Retailleau n'est pas plus enthousiaste.

"Si on fait ça, il n'y aura pas de clarté dans le projet, parce que ce sera à nouveau le en même temps. Ce sera la synthèse molle".

Déjà entré dans la course pour 2027, il estime que, "pour gagner, il faut à la fois être capable de rassembler sur un projet qui sera puissant. C'est ce que je veux porter".

Hier soir, lors d'un bureau politique LR, un consensus s'est porté sur trois options pour désigner le prochain candidat.

Soit une primaire interne reposant sur le vote des adhérents.

Soit une primaire ouverte aux sympathisants.

Soit désigner directement Bruno Retailleau, président du parti.

Résultat : David Lisnard a annoncé qu'il quittait LR.

Alors ?

Comment parvenir à réunir tous les ténors du socle commun et à se mettre d'accord sur un seul candidat ? 

Est-ce vraiment possible ?

Le suspense ne sera probablement pas très long.

Selon divers intervenants, "si ce n'est pas décidé avant l'été, il n'y aura jamais aucune candidature commune".

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