17/03 ▒ POLITIQUE ▒ Les recours à LFI se multiplient...

Dans plusieurs grandes villes, la gauche a décidé de faire front commun pour le second tour des élections municipales.

Le dépôt des listes des candidats est fixé à ce soir 18 heures.

Dès dimanche soir, les tractations n'ont pas traîné pour aboutir. 

Et malgré l'absence d'accord national entre le Parti socialiste et La France insoumise, les annonces de fusions de listes entre les deux partis se multiplient.

De quoi susciter de sévères critiques.

Toulouse, Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand.

Dans toutes ces villes, la progression des insoumis a conduit les socialistes à accepter divers accords avec le parti de Jean-Luc Mélenchon.

Sous le prétexte de "fusions techniques".

C'est-à-dire une liste commune, mais sans soutien programmatique, ni engagement à siéger par la suite dans la majorité municipale. 

"Je comprends parfaitement les choix de ces candidats" a déclaré Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste.

En revanche, l'accord n'aura pas lieu dans les deux premières villes de France. 

Benoît Payan, maire sortant de Marseille et à la tête d'une union de la gauche hors LFI, a déjà déposé sa liste pour le second tour en refusant "toute tambouille".

Il a définitivement fermé la porte à la moindre alliance avec le candidat LFI, Sébastien Delogu.

À Paris, c'est sans surprise qu'Emmanuel Grégoire, candidat de l'alliance de gauche, a écarté toute alliance avec Sophia Chikirou, candidate LFI.

À Toulouse, décision inverse.

La liste PS-Écologistes de François Briançon a accepté de se rassembler derrière François Piquemal, candidat LFI, placé en bonne position pour tenter de battre le maire divers droite sortant, Jean-Luc Moudenc. 

Mouvement similaire à Limoges, où Thierry Miguel, candidat PS-PCF-Place publique, arrivé troisième, a accepté de fusionner sa liste avec celle de Damien Maudet, député LFI.

Le but est de battre le président LR de la métropole, Guillaume Guérin.

À Avignon, c'est derrière la liste PS de David Fournier que LFI et sa candidate, Mathilde Louvain, se sont rangées.

Même chose à Clermont-Ferrand, où le maire socialiste sortant, Olivier Bianchi, a annoncé la "fusion technique" de sa liste avec celle de LFI.

À Brest, François Cuillandre, maire PS distancé par la droite au premier tour, s'est allié avec LFI.

À Nantes, Johanna Rolland s'est résolue à un accord de fusion avec la liste LFI pour faire face au candidat de la droite et du centre, Foulques Chombart de Lauwe.

À La Courneuve, c'est une alliance entre LFI et le Parti communiste qui s'est opérée, afin de barrer la route au Parti socialiste.

À Lyon, Grégory Doucet, maire écologiste, a conclu un accord avec Anaïs Belouassa-Cherifi, candidate LFI, afin de contrer Jean-Michel Aulas. 

À Grenoble, la candidate écologiste est parvenue à un "accord technique" avec la liste LFI.

Idem à Strasbourg, entre Jeanne Barseghian, actuelle maire écologiste, et Florian Kobryn, candidat LFI.

Le but est de battre Catherine Trautmann, candidate PS.

À Besançon, la maire écologiste a annoncé une alliance avec LFI.

À Lille, Stéphane Baly, candidat écologiste, a choisi de s'allier à la liste PS du maire sortant et non avec LFI.

Reste à savoir si toutes ces alliances porteront leur fruits dimanche prochain.

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