17/03 ▒ BOUCHES-DU-RHÔNE ▒ Contre toute attente, le candidat se retire...

Hier soir, un millier de personnes s'est présenté devant le siège de campagne de Benoît Payan.

Elles souhaitaient faire infléchir la position du maire sortant sur son refus d’une alliance avec LFI pour le second tour des élections municipales à Marseille. 

En vain. 

Benoît Payan, contrairement à de nombreux candidats de gauche dans le reste de la France, est allé au bout de ses convictions.

C’est finalement Sébastien Delogu qui a choisi de lui ouvrir la route vers la réélection.

En fin de matinée, il a annoncé son retrait.

Arrivé quatrième avec 11,94% des voix, le candidat LFI avait la possibilité de se maintenir, au risque de favoriser la victoire du candidat RN, Franck Allisio.

"Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là" a-t-il déclaré.

Lors de l'annonce de ce son retrait, Sébastien Delogu a concentré ses critiques contre le maire divers gauche.

"Face à l’irresponsabilité d’un homme, nous serons responsables pour un million".

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a  dénoncé "le sectarisme aveuglé de Benoît Payan et son arrogance, qui n’ont pas empêché Sébastien Delogu et ses colistiers d’assumer la responsabilité de barrer la route à l’extrême droite à Marseille".

Arrivé en tête d’une courte tête, Benoît Payan a, dès dimanche soir, rejeté la main tendue de LFI.

"Cette main-là, elle m’a donné des coups de poing pendant des mois et, au soir de se partager les places, elle deviendrait une main tendue ?".

Martine Vassal, candidate de la droite et du centre, qui a décidé de se maintenir pour le deuxième tour, a fustigé un "accord secret, des arrangements entre amis. Le masque tombe".

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