11/03 ▒ OUGANDA ▒ Dénoncées, deux jeunes lesbiennes ont été emprisonnées...
Mi-février, deux jeunes femmes âgées de 21 et 22 ans ont été arrêtées à Arua, dans le nord-ouest de l’Ouganda.
Selon la police locale, des voisins l'ont alerté après avoir vu les deux jeunes femmes en train de s’embrasser à plusieurs reprises.
De plus, elles sont soupçonnées de vivre en couple dans une chambre louée.
Des habitants auraient photographié la scène avant d’alerter les autorités.
Les deux lesbiennes ont été arrêtées pour "pratique de l’homosexualité", une infraction pénale.
Dans un premier temps, elles ont été libérées sous caution, avant d’être à nouveau arrêtées et placées en détention provisoire.
La justice a ordonné leur maintien en prison dans l’attente de l'audience prévue prochainement.
Cette affaire s’inscrit dans le contexte de la loi de 2023.
Elle prévoit des sanctions extrêmement lourdes contre les relations homosexuelles.
Dans certains cas, les peines peuvent aller jusqu’à la prison à vie, voire la peine de mort.
Cette loi a renforcé la répression en introduisant de nouvelles infractions et en encourageant les dénonciations de "comportements considérés comme homosexuels".
Depuis son adoption, des associations dénoncent un climat de peur croissant chez les LGBT.
Des militants affirment que les arrestations, les expulsions de logement ou les actes de chantage se multiplient.
L’arrestation des deux jeunes lesbiennes illustre la manière dont la loi peut être utilisée dans la vie quotidienne.
Dans un contexte où l’homosexualité reste fortement stigmatisée, de simples soupçons ou dénonciations peuvent suffire à déclencher une intervention policière.
Cette nouvelle loi avait suscité de vives réactions à l’étranger.
Plusieurs gouvernements occidentaux et de nombreuses ONG ont dénoncé un texte contraire aux droits fondamentaux.
De son côté, le gouvernement défend cette loi au nom de "la protection des valeurs culturelles et de la famille".

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