26/02 ▒ SÉNÉGAL ▒ Naissance d'un phénomène d'extermination des LGBT...
Au Sénégal, pays majoritairement musulman et très pratiquant, le sujet de l’homosexualité devient une véritable obsession.
Depuis l’arrestation de douze hommes, accusés d’avoir commis des "actes contre nature", c'est une déferlante homophobe qui s'est mise en place.
Depuis, de nouvelles arrestations en série ont été réalisées sur la base de dénonciations et de fouilles des téléphones.
Les noms des personnes interpellées sont révélés.
Certaines sont accusées d’avoir "transmis volontairement le Sida".
De quoi enflammer des débats virulents contre l’homosexualité.
Très médiatisées, ces arrestations font le bonheur de la presse locale.
À tel point que l'organe de régulation déontologique des médias a publié un rappel à l’ordre pour "le respect de la dignité humaine et de la vie privée des individus".
Il faut dire que chaque jour montre une nouvelle escalade homophobe dans les articles publiés.
Avec des titres ravageurs.
"Grande lessive à homo".
"Les bisexuels, des dangers ambulants".
"La traque homo s’intensifie".
"Même au Sénégal, c’est du jamais vu. Ce qu’ils sont en train de faire, c’est du lynchage public" estime un défenseur des droits humains.
Il évoque "le traumatisme des LGBT depuis les vagues d’arrestations de ces dernières semaines".
"Les personnes se cachent. Elles se terrent beaucoup plus qu’avant".
La question agite également les réseaux sociaux où les commentaires orduriers se multiplient.
C'est dans ce contexte que le gouvernement a adopté un projet de loi visant à doubler les peines réprimant les relations homosexuelles.
Si la loi est adoptée, elles seront passibles de cinq à dix ans d’emprisonnement.
Au Sénégal, la répression de l’homosexualité est porteuse politiquement.
La société la voit toujours comme "une déviance".
Depuis plusieurs années, des associations religieuses réclament la "criminalisation de l’homosexualité".
Les associations venant en aide aux LGBT menacés n'en finissent pas d'aider ces derniers à quitter le pays.
Le phénomène prend de plus en plus d'ampleur.
Et rares sont ceux qui montrent un soutien aux homosexuels.
Avec des situations effarantes.
Denis Ndour, président de la "Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme", approuve cette chasse aux sorcières.
Selon lui, "les homosexuels des malades".
"Extérioriser son homosexualité ne peut être accepté par respect des normes locales" conclut-il.

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