25/02 ▒ POLITIQUE ▒ Nouvelle étape majeure sur la fin de vie...
C'est une grande étape pour la loi.
L’Assemblée nationale vient d'adopter la création d’un "droit à l’aide à mourir", réforme sociétale majeure débattue depuis plusieurs années.
Les députés se sont prononcés par 299 voix pour et 226 voix contre.
Désormais, la proposition de loi va repartir au Sénat.
"J’espère que, cet après-midi, l’Assemblée nationale montrera qu’elle est la France, parce que la France, elle exprime depuis des années qu’elle souhaite ce droit" a déclaré Olivier Farlorni, auteur du texte, avant le vote.
"Ce texte ouvre une boîte de Pandore et ne pose pas les limites suffisantes pour prémunir la société des dérives" a fustigé Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Avant ce vote, l’Assemblée est revenue sur certains changements adoptés durant l’examen et qui risquaient de remettre en cause le soutien de certains députés.
Les députés ont d’abord décidé de refaire de l’auto-administration de la substance létale la règle.
L’administration par un soignant devra être une exception.
Les députés se sont également prononcés sur la caractérisation de la "souffrance ouvrant la possibilité de demander une aide à mourir".
Le texte prévoyait que le patient doive présenter "une souffrance physique ou psychologique".
À l’initiative du gouvernement, les députés ont supprimé cette notion.
Il est désormais précisé qu'une "souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir".
D'autre part, les députés ont validé les critères d’éligibilité, la procédure collégiale d’instruction de la demande et la clause de conscience pour les soignants.
Certains ont tenté, en vain, de remplacer le terme "aide à mourir" par "suicide assisté" et "euthanasie".
Même si aujourd'hui est une étape importante, le parcours législatif du texte est loin d’être fini.
Il va retourner, en avril, au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture.
Ensuite, le gouvernement devra donner le dernier mot à l’Assemblée.
Ce qui supposerait une réunion pour tenter de concilier sénateurs et députés.
Après un probable échec, un nouvel examen dans chaque chambre serait nécessaire.
Selon Olivier Falorni, "le texte peut être définitivement voté avant l’été".

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