08/01 ▒ LIRE ▒ Le candidat homosexuel règle quelques comptes...

Il avait annoncé à ses soutiens un livre pour se présenter un peu plus aux Parisiens.

Pour parler de lui. 

"Un exercice pas facile" reconnaît Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons à la mairie de Paris, soutenu aussi par Renaissance.

L'homme se décrit "assez pudique".

Il tient néanmoins sa promesse et publie "La Bataille pour Paris".

Ce natif du Cantal, arrivé à Paris après des études de Sciences politiques à Toulouse, parle de son grand-père "chasseur alpin", qui a inspiré son engagement politique.

Il évoque également son "adolescence meurtrie par son homosexualité".

Il aborde aussi son "coup de foudre pour la capitale, où il est élu dans le XVIIIème arrondissement.

À ce jour, il est donné en troisième position avec 13 ou 14% des intentions de vote.

Pourtant, ce proche d’Édouard Philippe veut bousculer le duel annoncé entre Emmanuel Grégoire, chef de file de la gauche, et Rachida Dati, investie par LR et soutenue par le MoDem.

Pour l'heure, il évite d’envisager tout ralliement.

Dans son livre, il règle quelques comptes.

Notamment, avec l’actuelle ministre de la Culture.

Il accuse Rachida Dati d’incarner une droite parisienne tournée vers les arrangements tactiques et les ambitions personnelles, "avec une logique de retour en arrière".

Il connaît bien Rachida Dati. 

Pierre-Yves Bournazel rappelle avoir été proposé par l’Élysée pour être son conseillé en communication au ministère de la Justice.

C'était en 2008. 

Et de rapporter comment elle repoussait toutes ses propositions "sans jamais demander quoi que ce soit sur le fond". 

"Elle m’entretenait plus volontiers de Nicolas Sarkozy et de sa proximité avec lui, répondant au téléphone, appelant sa secrétaire, passant à un autre sujet, commandant un jus de citron, parlant des rideaux de son bureau et de mille autres choses en même temps. J’avais devant moi une personne en état d’ébriété narcissique" écrit Pierre-Yves Bournazel.

Plus loin, il évoque les élections législatives de 2022 et sa défaite face à Aymeric Caron.

Il assure des habitants lui ont affirmé avoir été appelés par les équipes de Rachida Dati, afin qu’ils votent pour le candidat LFI.

"Je sais aussi que, dès qu’on lui oppose une résistance, le miel se transforme en fiel, la douceur en brutalité, les promesses en menaces. Tout cela ne m’impressionne pas. Le fiel et la menace, c’est tout ce qui définit notre relation depuis 2022".

Il se montre tout aussi critique envers Nicolas Sarkozy en racontant une "intimidation en 2016", alors qu’il soutenait Alain Juppé à la primaire de la droite. 

Et de rapporter des propos qu’aurait tenus l’ex-président.

"Je t’avais dit que tu avais beaucoup de talent, mais, pour toi, 2017 signifiera la fin de ta carrière politique".

À contrario, Pierre-Yves Bournazel revendique son admiration et son amitié pour Bertrand Delanoë, maire socialiste de Paris de 2001 à 2014.

"J’assume de dire qu’il a été un bon maire. Il connaissait ses dossiers. Il était inventif et soucieux des Parisiens. Il portait des convictions fortes et une éthique".

À propos d'Anne Hidalgo, il ne manque pas de critiquer son bilan en s’opposant "à sa vision de l’urbanisme" et en regrettant "son manque d’autocritique".

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