06/01 ▒ SOCIÉTÉ ▒ Vers une précarité grandissante des étudiants...
Un étudiant sur trois dispose de moins de 50 euros pour finir le mois.
Somme restante après avoir payé le loyer, les factures et l’alimentation.
C'est ce que révèle une étude sur la précarité dans l’enseignement supérieur publiée par "l’Union Étudiante".
Selon elle, 10% des étudiants n’ont plus du tout d’argent en fin de mois.
Étudiante en histoire, Aïsha est boursière.
Elle perçoit un peu plus de 500 euros par mois.
Comme 48% des étudiants interrogés, elle est obligée de travailler en plus de ses études.
Notamment, pour débourser les 800 euros que lui coûte son appartement en région parisienne.
Une fois les factures et les courses payées, il ne lui reste que 20 euros sur son compte.
Beaucoup d'étudiants se trouvent dans cette situation.
De ce fait, ils se trouvent forcés de renoncer à des dépenses pourtant essentielles.
48% d'entre eux confient sauter un repas par jour pour raisons financières.
23% affirment même renoncer à des repas plusieurs fois par mois.
79% assurent avoir déjà sacrifié une dépense essentielle : chauffage, alimentation, soins ou loisirs.
"Sauf cas extrême, j'évite d'aller chez le médecin" assure Aïsha.
La santé est d’ailleurs la première nécessité sacrifiée.
25% des étudiants interrogés ont déjà renoncé à des soins médicaux.
Le constat est encore plus alarmant lorsque l’on s’intéresse plus spécifiquement à la santé mentale.
90% des étudiants déclarent avoir traversé des périodes de détresse psychologique.
Pourtant, très peu d’entre eux ont la possibilité de discuter avec un professionnel, puisqu’il n’y a qu’un psychologue conventionné pour plus de 1 000 étudiants en France.
Il n’y en a aucun dans la Meuse, la Lozère, ainsi qu’en Martinique et en Guyane.
Concernant le logement, 29% des étudiants n’avaient pas de logement pérenne à la rentrée de septembre 2025.
"J'ai un camarade de promo qui n'a pas de logement pour cette année. Il se retrouve dans cette situation, alors qu'on est en janvier" déclare Aïsha.
Et chez les étudiants qui ont un logement, 70% se plaignent de nuisances telles que le bruit, le froid ou la présence de nuisibles.
L'étude a été menée entre le 1er septembre et le 20 décembre 2025.

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