17/01 ▒ POLITIQUE ▒ Un président homosexuel ? Les Français disent "oui"...
À 34 ans, Gabriel Attal est le plus jeune Premier ministre de l’Histoire.
Il est également le premier à être ouvertement homosexuel.
Selon les observateurs, cette nomination marque la fin d’un plafond de verre.
Reste une question intéressante.
Les Français seraient-ils prêts à élire un président de la République homosexuel ?
L’Ifop a voulu répondre à cette question dans une étude publiée ce matin.
Premier enseignement : 80% des électeurs ne seraient pas choqués par le fait d’avoir un président de la République homosexuel.
En 1981, ils n'étaient que 30%.
Toutefois, le cliché, selon lequel plus on est vieux et plus on est susceptible d’être choqué par un président de la République homosexuel, est confirmé.
L’Ifop montre un clivage générationnel.
Chez les plus de 65 ans, 26% seraient choqués.
Ils sont 16% chez les 25-35 ans, 18% chez les 18-24 ans ou les 50-64 ans et 19% chez les 35-49 ans.
En matière de positionnement politique, une idée reçue demeure.
Les électeurs de droite auraient plus de mal à admettre l'homosexualité du chef de l'État.
À l’extrême droite, le taux de "choqués" monte à 37%.
Il est de 42% chez les électeurs d’Éric Zemmour.
À gauche, c'est la surprise.
Les partisans de l’extrême gauche sont 25%.
Les écologistes sont les plus gay-friendly.
Seuls 4% de leurs électeurs seraient "choqués".
"Finalement, la variable qui permet le mieux d’expliquer le rejet d’un candidat LGBT est la variable religieuse" explique François Kraus, directeur du pôle Politique/Actualité à l’Ifop.
"Si 12% des athées ne trouvent pas choquant qu’un président de la République soit homosexuel, la proportion monte à 44% chez ceux se qualifiant de croyants et religieux".
25% des catholiques seraient "choqués".
Le chiffre monte à 57% chez les musulmans.
"Si un jour Gabriel Attal ou un candidat homosexuel de gauche se retrouvent au second tour d’une présidentielle, face à un candidat de droite ou d’extrême droite, comment votera l'électorat musulman ?" questionne l'Insee.
À noter que l'enquête a été menée avant l'arrivée de Gabriel Attal à Matignon.

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