Il y a des trajectoires sportives et des trajectoires de vie. Les premières se font dans les stades, les secondes se jouent dans la sphère intime. Celle de Diego Milla , sprinteur français sur 400 mètres, s'est jouée sur les deux plans. Et avec des normes, des regards et des silences. Longtemps, il a été ce que l’on attendait de lui. Solide, endurant, irréprochable. Un "vrai" athlète. Mais, derrière cette image, une autre réalité s’écrivait, plus discrète, plus fragile aussi. Jusqu’à décider de ne plus choisir entre homosexualité et athlétisme. " J’ai commencé l’athlétisme à l’âge de 10 ans. Tout est devenu plus sérieux à 17 ans, lorsque je me suis qualifié pour mes premiers championnats de France. J'ai terminé troisième. L’été suivant, les chronos sont devenus intéressants. J'ai bien progressé et obtenu le statut de sportif de haut niveau. Je poursuis mes études et je me projette aussi dans une vraie carrière d’athlète. Je voulais combiner les deux, montrer...