23/10 ▒ JUSTICE ▒ Homophobe et violent, il est condamné à 18 mois de prison...
Son sourire prétentieux a très vite laissé place à une colère noire.
Ce matin, un jeune homme de 27 ans était jugé par le tribunal de Niort, dans les Deux-Sèvres.
Dès le début du procès, les magistrats ont énoncé les nombreuses insultes homophobes et les menaces qu’il a proférées contre les policiers et les gardiens de la maison d'arrêt.
"Sale gay, je vais te planter ! Je ferai cramer ta moto et ta maison. Fils de pute, je vais te retrouver et te tuer".
Détenu pour trafic de stupéfiants, le prévenu a dû être placé au quartier disciplinaire durant deux jours.
Deux jours durant lesquels il n'a pas cessé de hurler.
Lors de sa garde à vue au commissariat de police de Niort, il a volontairement uriné dans sa cellule.
Face aux juges, il a beaucoup de difficulté à se contrôler.
"Je reconnais tout sauf les menaces de mort. J’ai réagi comme ça car j’ai été violé dans mon enfance, dans un collège privé. Ça avait commencé par des blagues. Depuis, je pense que tous les homosexuels devraient tous aller en enfer. Et je ne peux pas me laisser faire quand un gradé me manque de respect avec des blagues sur mon petit cul. Sur la tête de dieu" hurle-t-il dans le tribunal.
Ancien enfant placé, sans permis et sans emploi, son parcours de vie chaotique s’illustre par un casier judiciaire très fourni.
Il a été condamné à quinze mois de prison en juin 2026.
Au final, le tribunal a retenu plusieurs infractions : recel et usage de cannabis dans sa cellule, recel d’un chargeur de téléphone, menace de mort et d’atteinte aux biens envers les agents pénitentiaires et des outrages.
"Je veux juste être transféré. Je ne peux plus rester à Niort. Oui, c’est pour ça que je dois mettre le bordel. Je suis fatigué" conclut le jeune homme avec une insolence peu ordinaire.
"C’est l’hôtel quoi ! Il voudrait être en détention tout en poursuivant son trafic de stupéfiants et en appelant qui il veut. Et quand cela ne fonctionne pas, il insulte et menace tout le monde sans se soucier des conséquences pour autrui" a plaidé l'avocat de deux agents pénitentiaires.
L'accusé a été condamné à 18 mois de prison avec mandat de dépôt immédiat à la maison d’arrêt de Saintes, en Charente-Maritime.

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