14/10 ▒ TÉLÉVISION ▒ "Après l’Eurovision, c’était homophobe, transphobe, raciste".
"Une grande violence".
C’est ainsi que Mireille Dumas qualifie le cyberharcèlement que Bilal Hassani a subi après sa participation au Concours Eurovision de la chanson en 2019.
Il représentait la France avec son titre "Roi", qui évoque la fierté de sa différence et l’acceptation de soi.
Or, le message n’est pas passé auprès de certains téléspectateurs et internautes, qui ont déversé leur haine.
"C’est monstrueux ce qui se dit" déplore Mireille Dumas.
Son documentaire, "Bilal Hassani : bats-toi comme une fille, mon fils", sera diffusé lundi prochain sur France 4.
Soit un entretien avec Bilal Hassini sur son parcours, son identité, ses ambitions et le cyberharcèlement qu’il subit encore.
"Après l’Eurovision, c’était en même temps homophobe, transphobe, raciste. Il faut savoir que les origines de la maman de Bilal et de son père sont marocaines. Et il y avait de tout" explique Mireille Dumas.
"La violence a été telle que la mère de Bilal Hassani s’est inquiétée pour la vie de son fils. Elle a vraiment eu peur, à un moment donné, qu’il ait des pensées suicidaires. Il aura fallu du courage et l’amour inconditionnel d’une mère pour que son fils parvienne à se relever. Et sa mère joue un rôle essentiel. Elle le porte".
Bilal Hassani vient de sortir un nouvel album, "Bonsoir Paris", et il est en tournée jusqu’au printemps 2027.
Il reste "vigilant vis-à-vis des attaques que j'ai subies et qui m'ont laissé des séquelles".
Il s’est fait plus discret sur les réseaux sociaux pendant quelques années.
"J’avais peur que, quoi que je dise ou fasse, ça puisse être un petit peu transformé et récupéré bizarrement" déclare Bilal Hassani, qui reste déterminé à offrir "un espace de liberté avec ma musique".

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