12/10 ▒ VENDÉE ▒ Dénoncer l'homophobie de la société...
Samedi, à Luçon, la "Marche contre les LGBT-phobies" a réuni plus de 300 personnes.
Parmi elles, Jean-Luc, habitant de Lairoux.
Depuis deux ans, lui et son conjoint vivent un harcèlement de la part d'un "corbeau" homophobe.
"Plus de gays dans le marais".
"Pas de fachos en Vendée".
Tels étaient certains slogans visibles entre les drapeaux arc-en-ciel.
L'événement était organisé par un collectif d'associations et de syndicats.
Jean-Luc explique avoir reçu un courrier anonyme.
"On nous a demandé de ne pas participer à cette marche et de ne surtout pas prendre la parole, sans quoi on serait mort".
L'enquête avance, mais l'identification du harceleur n'a toujours pas abouti.
"Cette marche apporte un peu de réconfort. Ça fait du bien. On voit qu'il y a du monde. J'ai discuté avec des gens qui sont venus au contact. On s'aperçoit qu'il y a des gens qui sont venus des Sables d'Olonne, des Herbiers. On se dit qu'il y a quand même des gens qui sont touchés par le problème, qui sont prêts à venir un samedi, de faire des kilomètres pour être là" explique Jean-Luc.
Une jeune lesbienne, habitante de Luçon, confirme les inquiétudes des LGBT.
"On va pas forcément se faire agresser ou insulter. Ça peut être des regards hostiles ou des remarques. Moi, j'ai pas trop eu de remarques pour l'instant. Ce qu'il se passe à Lairoux, ça envoie un message à toute une communauté qui est : vous n'avez pas le droit d'être là, d'exister".
"Les personnes homosexuelles ont le droit d’exister. Et c’est triste qu’il faille le rappeler encore et encore" lance Dany, homosexuel âgé de cinquante ans.
Dans une bonne ambiance, le cortège a sillonné le centre-ville.
Tous les participants étaient là pour dire "non aux violences et discriminations subies par les LGBT et pour apporter leur soutien au couple harcelé".
Yvelise, 72 ans, a fait le déplacement depuis Lairoux.
"Mon petit-fils vit avec un garçon et ça ne nous a jamais posé problème. Mais, ce qui arrive à Jean-Luc et son conjoint, si on laisse faire, ça pourrait lui arriver aussi un jour".

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