01/10 ▒ ÉCONOMIE ▒ La note risque d'être salée...
Ce matin, le gouvernement a dévoilé son projet de budget pour 2027.
Avec la volonté de "redresser" les finances publiques.
En préambule, Roland Lescure, ministre de l'Économie, a rappelé que "l'année 2026 a été marquée par une multiplication de crises, avec des conséquences notables sur les objectifs de réduction du déficit public. En 2026, notre déficit public atteindra 5,4% contre 5% initialement prévu. 0,3 point lié aux crises et 0,1 point lié à la hausse de la charge d’intérêt".
Pour 2027, il veut "proposer un effort très significatif de 43 milliards d'euros de mesures nouvelles. Pour un effort total de redressement des comptes de 54 milliards d'euros".
Qui va subir la cure d'austérité ?
S'agissant des retraites, les petites pensions seront bien indexées sur l'inflation.
Mais, seulement jusqu'à 1 260 euros par mois.
Au-delà, une sous-indexation, voire un gel total restent à discuter.
Le gel pourrait être total au-delà de 2 034 euros.
Une réforme de l'abattement fiscal de 10% est également prévue.
Le plafond pourrait être abaissé à 3 000 euros au lieu de 4 439 euros actuellement.
Le gouvernement prévoit des recettes fiscales en hausse sur la TVA et l'impôt sur le revenu.
Les recettes liées à la TVA seraient en hausse de plus de 7 milliards d'euros par rapport à 2026.
Celles de l'impôt sur le revenu augmenteraient de 5,7 milliards d'euros.
Autre mesure : dégager 600 millions d'euros de recettes en prolongeant en 2027 la "contribution différentielle à certains contribuables titulaires de très hauts revenus".
Cette taxe, instaurée en 2025 et reconduite en 2026, assure une imposition minimale de 20% des plus hauts revenus.
Le gouvernement vise également 2 milliards d'euros d'économies sur les arrêts maladie.
Le délai de carence pourrait être allongé.
Parmi les autres mesures, on trouve la limitation à un mois maximum de la durée des arrêts maladie primo-prescrits et à un an au lieu de trois la durée maximale des arrêts de travail pour certains patients atteints de dépression légère ou troubles musculo-squelettiques.
En 2027, les prestations familiales seront probablement maintenues au même niveau que 2026, alors qu'elles sont habituellement revalorisées chaque 1er avril au niveau de l'inflation.
Les dépenses pour l'allocation de rentrée scolaire vont être réduites de 600 millions d'euros.
Les APL, "Aides Personnelles au Logement" ne seront pas revues à la hausse.
Des restrictions sont prévues pour les étudiants issus de familles aisées.
Le point d'indice des fonctionnaires sera gelé.
L'objectif est de "contenir la progression de la masse salariale de l'État".
Le nombre de fonctionnaires d'État baissera de 1 076 en 2027.
Il sera mis fin aux "rentes" de soutien aux énergies renouvelables.
Le gouvernement veut rendre "plus efficient" le financement en mettant fin aux "rémunérations excessives des dispositifs de soutien les plus anciens".
La taxe sur les gérants d'aéroports et d'infrastructures sera considérablement alourdie.
Cette mesure vise les concessionnaires d'autoroutes, entre autres.
Une taxe, frappant les fournisseurs de kérosène, est prévue afin de financer le développement de projets dans les carburants durables pour l'aviation.
La "taxe soda" sera élargie aux produits transformés sucrés.

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