29/09 ▒ JUSTICE ▒ Accusé de viols et violences sur trois homosexuels...
Le procès criminel d’un homme de 45 ans s'est ouvert hier devant la Cour criminelle de Loire-Atlantique.
Il est jugé pour des faits de "viols avec plusieurs circonstances aggravantes, d’extorsion et de violences".
Le procès se tient à huis clos, à l’exception de quelques proches des trois hommes constitués parties civiles.
Devant les juges du tribunal de Nantes, les questions du consentement, du chemsex et de la soumission chimique s’inscriront très largement dans les débats.
Détenu depuis juillet 2023, l'accusé devra répondre des faits de "viols avec plusieurs circonstances aggravantes, extorsion avec violences ayant entraîné une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, extorsion par menace, violence ou contrainte, ainsi que des violences".
Bien connu du milieu homosexuel nantais. il s'y montre souvent agressif et insultant.
Ayant exercé comme escort-boy, il a aussi la réputation de "verser des produits dans des verres".
Dès son interpellation, il a nié les faits et continue de le faire.
Avant de se retrouver embarqués dans la même procédure judiciaire, les trois homosexuels assis sur le banc des parties civiles ne se connaissaient pas.
Un quatrième, également considéré comme victime, ne s’est pas manifesté à l’approche du procès.
Hormis les faits de nature sexuelle pour deux d’entre eux, tous dénoncent et décrivent des violences commises dans un contexte de rencontres homosexuelles par le biais d’applications.
En septembre 2022, la plainte d’un des trois plaignants avait abouti à un classement sans suite, "faute d’infraction insuffisamment caractérisée".
Il avait expliqué avoir ingéré à son insu du GHB, avant d’être contraint à plusieurs relations sexuelles.
"Rapidement, j’ai commencé à me sentir désinhibé, à regarder dans le vague. On me disait quelque chose, je disais oui. Incapable de toute résistance" raconte-t-il.
Face à ses pleurs et sa volonté de partir, le hurlement de celui qu’il a désigné comme son agresseur aurait laissé place à des gifles et un étranglement au cours de la nuit.
Moins d’un an plus tard, un homosexuel de 23 ans décrit des faits similaires.
Après une première relation consentie, six injections d’une drogue utilisée pour stimuler le plaisir sexuel lui sont imposées.
Trois dans chaque bras.
Ensuite, il évoque "un black-out et des sodomies non désirées".
Son expertise psychologique pointe des conséquences graves sur le plan psychotraumatique, social, familial et intime.
Le verdict est attendu demain en fin de journée.
L’accusé, dont le casier judiciaire est vierge, risque jusqu’à vingt ans de réclusion criminelle.

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