24/09 ▒ POLITIQUE ▒ Vifs échanges sur l'international et les alliances à gauche...
Ukraine, Gaza, alliances à gauche.
Hier soir, sur LCI, le premier débat de la primaire de l’espace social-démocrate a fait ressortir plusieurs divergences entre les cinq candidats.
Ségolène Royal, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel se sont notamment opposés sur les grands dossiers internationaux et sur la stratégie à adopter face à La France insoumise.
La guerre en Ukraine a donné lieu à l’un des échanges les plus directs de la soirée.
Ségolène Royal a défendu l’idée d’une négociation avec la Russie, tout en affirmant vouloir "aider l’Ukraine à obtenir une paix juste et durable".
"Certains nous disent qu’on n’a pas le droit de parler de paix, sinon on est traité de poutinolâtre" a-t-elle regretté.
Raphaël Glucksmann lui a répondu que "Vladimir Poutine n’a aucune intention de négocier avec les Européens" et qu’il faut, au contraire, "résister, aider les Ukrainiens, parce que c’est notre première ligne de défense".
Jérôme Guedj a reproché Ségolène Royal "un flottement sur ce sujet".
Les tensions ont également été fortes sur le conflit israélo-palestinien.
Ségolène Royal a estimé que "la montée de l’antisémitisme n’est pas due à Israël, mais aux actuels dirigeants du pays".
Elle a aussi souhaité "plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe à Gaza est intolérable".
Jérôme Guedj a dénoncé "une injonction incroyable de demander aux Juifs de se justifier du gouvernement israélien. C’est essentialiser le conflit".
Raphaël Glucksmann a lui aussi contesté ces propos, évoquant "le risque de voir des personnes se faire traiter de génocidaires juste parce qu’ils ont une kippa".
En retour, Ségolène Royal a dénoncé des "caricatures et des procès d’intentions".
Les candidats ont également affiché leurs différences sur plusieurs sujets de politique intérieure.
Parmi lesquels, le prix des carburants, les retraites et la dette.
La question des relations avec La France insoumise a constitué l’autre grand axe du débat.
Jérôme Guedj s’en est pris directement à Olivier Faure au sujet de l’alliance conclue avec LFI lors des élections législatives anticipées de 2024.
Selon lui, "Olivier Faure s’en fichait de la survie d’un groupe socialiste à l’Assemblée".
"Il n’y a pas de gauche irréconciliable" lui a répondu l'intéressé, avant d’appeler ses concurrents à "cesser cette obsession avec LFI et à se concentrer sur l’extrême droite".
Ségolène Royal a aussi estimé que "cette obsession contre LFI contribuait à placer le parti de Jean-Luc Mélenchon au centre du jeu".
De son côté, Raphaël Glucksmann a défendu une ligne inverse en excluant toute alliance avec LFI.
"Il faut être clair et net et le dire maintenant : il n’y aura pas d’alliance avec LFI à la présidentielle et il n’y en aura pas non plus aux législatives".
L’eurodéputé Place publique a également estimé que "Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être élu président, car il fait trop peur à trop de monde".
En résumé, ce premier débat a surtout mis en lumière les désaccords entre les candidats sur la politique étrangère et sur les alliances à gauche.

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