22/09 ▒ PAYS-BAS ▒ Une jeunesse de plus en plus homophobe...

Seuls 22% des jeunes entre 12 et 16 ans ont une vision positive de l’homosexualité.

Ils étaient 40% en 2022.

C'est le résultat d’une enquête réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la jeunesse.

Ce pourcentage est plus élevé chez les filles : 51%.

"Les adolescents sont de plus en plus nombreux à trouver dégoûtant que deux personnes du même sexe s’embrassent et à ne pas souhaiter que des jeunes fassent connaître leur homosexualité à l’école" révèle l'étude.

"Ces résultats sont d’autant plus notables que, jusque-là, l’intolérance des adolescents à l’égard de l’homosexualité baissait d’année en année".

Sauf que...

Ces dernières années, on relève des signaux montrant que quelque chose est en train de changer. 

Les écoles observent de plus en plus de résistance de la part des élèves lorsque certaines activités évoquent la diversité de genre et d’orientation sexuelle.

"On s’attendait à une baisse, mais pas de cette ampleur" analyse Gonneke Stevens, spécialiste du bien-être des adolescents.

"La tolérance est revenue au niveau de 2009".

La différence d’opinions ne s’exprime pas qu’entre garçons et filles.

"L’enquête relève que les jeunes d’origine étrangère sont en moyenne moins tolérants. Le niveau d’étude a également une incidence. Cette différence-là, on la relevait depuis longtemps. Or, la tolérance a baissé ces dernières années chez les jeunes en général. Qu’ils aient ou pas des origines étrangères. Qu’ils soient dans un lycée général ou professionnel. Qu’ils viennent d’un milieu modeste ou aisé".

Selon la chercheuse, "cette montée de l’homophobie s’inscrit dans une tendance plus profonde dans la société".

"Il est devenu plus normal d’exprimer des opinions négatives au sujet de l’homosexualité. On entend notamment des politiciens critiquer les actions pro-LGBT".

Autre fait à noter : la jeunesse néerlandaise est de plus en plus conservatrice.

On le voit dans leur opposition à l’avortement ou dans le souhait de voir des relations hommes-femmes rappelant les années 50.

Quant à savoir pourquoi, difficile à dire.

L'étude pointe du doigt l’influence de la manosphère. 

Ce terme général désigne les influenceurs qui promeuvent une idée rigide des rapports hommes-femmes.

Selon eux, les premiers doivent être dominants, puissants et hétérosexuels.

Les secondes doivent surtout être belles et dociles.

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