12/09 ▒ ILLE-ET-VILAINE ▒ Renforcer l'inclusion des LGBT au sein de l'université...

Cet été, le gouvernement a présenté son nouveau Plan de lutte pour l’Égalité, contre la Haine et les Discriminations anti-LGBT.

L’une des mesures phares est la formation des étudiants et personnels des établissements d’enseignement supérieur.

Le but est de mieux identifier, mieux traiter et mieux prévenir les actes LGBTphobes.

Nicoletta Tchou est vice-présidente de l'Université de Rennes.

Elle est en charge de "la responsabilité sociale, la lutte contre les discriminations et l’égalité".

Elle salue le chemin déjà parcouru au sein de l'établissement.

En 2015, un premier groupe de travail est créé pour aller vers une politique la plus inclusive possible et respectueuse de toutes les populations présentes. 

"À l’époque, on rencontrait des difficultés pour porter cette question. Mais depuis, le ministère a pris le sujet en main. Ça a aidé les établissements" assure Nicoletta Tchou.

Isabelle Richard est directrice de l’EHESP, "École des Hautes Études de Santé Publique".

Elle confirme : "Il y a dix ans, il fallait batailler pour amener le sujet à l’agenda. Aujourd’hui, il est devenu indiscutable. Le nouveau plan du gouvernement devrait continuer de pousser dans ce sens".

La mesure emblématique de cette évolution est la reconnaissance du prénom d’usage, qui se généralise dans l’enseignement supérieur.

L’Université de Rennes 2 a été parmi les premières, en France, à l’appliquer dès 2017.

"La modification du prénom d’usage ou du genre est importante, car elle permet d’accueillir les personnes telles qu’elles sont et qu’elles déclarent être" explique Nicoletta Tchou. 

"Elle sert à montrer que l’université est faite pour tous et toutes. Mais, c’est l’arbre qui cache la forêt. Le vrai enjeu, c’est une réelle culture de la non-discrimination. Pour ça, il faut des actions de formation à destination des étudiants et des personnels, des actions de sensibilisation, d’accompagnement. Il faut aussi communiquer pour rendre accessibles les informations. Et il faut des moyens. Pour les formations, pour consacrer un poste de chargé de mission à ces sujets".

Car, même si les établissements de l’enseignement supérieur se saisissent du sujet avec plus de facilités, ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de résistance.

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