01/10 ▒ ÉTATS-UNIS ▒ Quand "Meta" fait disparaître les clubs et bars gays...

Plusieurs bars et clubs LGBT de Californie viennent de retrouver leurs comptes "Facebook" ou "Instagram" après des mois de suspension inexpliquée. 

Il aura fallu l’intervention d’élus pour que "Meta" rétablisse plusieurs d’entre eux. 

Pendant des mois, plusieurs établissements LGBT avaient pratiquement disparu des réseaux sociaux.

Tous ont vu leurs comptes suspendus sans avertissement clair et, surtout, sans véritable possibilité de comprendre ce qu’on leur reprochait.

À San Francisco, "The Stud", considéré comme le plus ancien bar gay de la ville, a perdu son compte "Instagram" en juillet dernier. 

Scott Wiener, sénateur de Californie, est intervenu publiquement pour dénoncer cette pratique.

"Meta" a finalement restauré le compte.

Sans expliquer pourquoi il avait été suspendu.

Pour ces établissements LGBT, perdre ces réseaux sociaux ne signifie pas simplement perdre un outil promotionnel. 

Marty Sokol, propriétaire de deux clubs gays explique "avoir bâti une communauté comptant des centaines de milliers d’abonnés".

"Après la disparition de mes comptes, la situation est devenue encore plus préoccupante. Des moteurs de recherche, utilisant l’Intelligence Artificielle, ont commencé à présenter mes établissements comme étant définitivement fermés".

"Catch One", salle de spectacle de Los Angeles, a connu une situation similaire. 

Son propriétaire, Mitch Edelson, estime que la disparition de son compte "Facebook" et l’impossibilité d’utiliser les outils publicitaires de "Meta" ont entraîné une forte baisse de son chiffre d'affaires.

C’est ce qui rend le pouvoir de ces plateformes si considérable.

Un commerce peut consacrer des années à bâtir une communauté et une réputation et perdre tout accès du jour au lendemain.

Des faits similaires se sont déroulés également au Canada.

Plusieurs établissements LGBT ont totalement disparus d'Internet.

À chaque fois, "Facebook" avance des raisons pour le moins obscures et non convaincantes.

Les dirigeants évoquent des algorithmes et des règles de modération mal maîtrisés.

En outre, cocnernant les clubs gays de Californie, aucun interlocuteur valable n'est en mesure de fournir la moindre explication.

En 2023, "Meta" avait procédé de la même façon en fermant des comptes d'associations LGBT.

Toujours sans en avancer la raison.

Concernant le mode opératoire, les propriétaires des clubs gays évoquent des procédures automatisées, des réponses imprécises et l’impossibilité de savoir quel contenu a pu réellement provoquer la sanction.

Le phénomène a pris une autre ampleur nationale, quand le "Los Angeles Times" s’est intéressé à l’affaire. 

Dès que ce dernier a communiqué sur les supensions de comptes LGBT, "Instagram" les a rétablis immédiatement.

Pour les associations LGBT, la question revêt une importance particulière. 

Historiquement, les réseaux sociaux leur ont permis de rejoindre directement des communautés parfois mal desservies par les médias traditionnels.

L’expérience des clubs gays californiens montre que ce système peut s'écrouler à tout moment.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

29/05 ▒ OISE ▒ Défiler pour soutenir les LGBT opprimés...