31/08 ▒ ÉGLISE ▒ Un nouveau dispositif déjà décrié...
Les victimes de pédocriminalité auront-elles confiance en "Renaître" ?
À partir d'aujourd'hui, l'épiscopat met en place une nouvelle instance.
Instance déjà regardée avec méfiance.
"Nous avons reçu 1 924 demandes depuis mars 2022" explique Marie Derain de Vaucresson, présidente de la précédente instance.
Elle se dit "humblement très fière de ce qu’on a réalisé".
330 000 est l'estimation du nombre de mineurs victimes de violences sexuelles au sein de l’Église depuis 1950.
Au départ, l'idée de l'Église était de mettre en place une démarche restaurative d’écoute et de reconnaissance, menant à une réparation, soit symbolique, soit financière.
Avec ce nouveau processus, les victimes, qui voudront obtenir réparation, s’adresseront à une structure composée de cellules d’écoute au sein des diocèses.
Ces derniers les orienteront vers un réseau local d’accompagnants constitués en organisme national indépendant.
"Ce n’est en rien une rupture, mais une continuité" assurent les Évêques de France.
Sauf que...
Les victimes regardent cette évolution avec méfiance et les critiques sont déjà nombreuses.
"Le nouveau dispositif est une coquille vide" affirme Michèle Le Reun-Gaigné, présidente d'un collectif de victimes.
La question est d’autant plus scrutée que le pape, Léon XIV, rencontrera des victimes de violences sexuelles fin septembre 2026, lors de son voyage en France.

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