31/08 ▒ CANTAL ▒ Un an après, ne pas oublier...
Samedi, plus de 200 personnes se sont rassemblés à Aurillac pour rendre hommage à Caroline Grandjean.
Le 1ᵉʳ septembre 2025, cette enseignante se donnait la mort pour échapper au harcèlement qu’elle subissait en raison de son homosexualité.
"De voir tant de monde, ça m’aide. D’avoir des mots, d’avoir du soutien, de savoir que je ne suis pas seule" a déclaré Christine Paccoud, sa veuve.
Les participants se sont regroupés dans le centre-ville avant d’entamer une courte marche.
Étaient présents, des anciens collègues et élèves de l’enseignante décédée.
Suite à un harcèlement homophobe incessant, une enquête avait été ouverte, puis classée sans suite en mars 2025.
En arrêt maladie, Caroline Grandjean s’était vue proposer un poste à quelques kilomètres de Moussages, où elle résidait.
Virgile Leclerc, nouveau maire de Moussages élu en mars, était présent à la marche blanche.
"Ce que je condamne aujourd’hui, c’est l’injustice : que ce soit de l’homophobie ou du racisme, pour moi, c'est de la bêtise humaine".
À ses côtés, l’avocat de la victime assure que "Le premier combat a été remporté, puisque l’administration a reconnu sa responsabilité dans ce drame".
Un an après, ce rendez-vous était également éprouvant pour les anciens collègues de Caroline Grandjean.
"Les circonstances sont difficiles. Caroline Grandjean était quelqu’un qui était plein de vie. Pendant l’année écoulée, j’étais en mode survie, en mode automatique" confie une des collègues et amies.
"Chacun est libre d’aimer qui il veut" déclare une participante à la marche.
"Même dans des petites villes, il y a des drames de cette ampleur. On n’entend pas assez les voix des gens qui se portent mal".

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