26/06 ▒ JUSTICE ▒ Nier la déportation des homosexuels n'est pas un délit...

Hier, la cour d’appel de Paris a confirmé le jugement de relaxe rendu l’an passé en faveur d’Éric Zemmour

En 2021, dans un essai, il avait qualifié de "légende" la déportation d’homosexuels durant la Seconde Guerre mondiale. 

Les magistrats ont estimé comme en première instance que le délit de contestation de crime contre l’humanité n’est pas caractérisé.

Le 28 mai dernier, Éric Zemmour était à nouveau face aux juges.

Il risquait d'être condamné à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende.

Les juges devaient trancher une question.

Au regard du consensus universitaire apparu au milieu des années 2000, est-il possible de nier les déportations d’homosexuels français par les régimes nazi et de Vichy, sans se rendre coupable de négationnisme ?

À l’audience, neuf associations reprochaient à Éric Zemmour d’avoir remis en question les arrestations d’environ 500 homosexuels français et la déportation de 181 d’entre eux.

En première instance, le tribunal l’avait relaxé au motif que "ses écrits ne relèvent pas de la contestation de crimes contre l’humanité".

Il estimait que, si Éric Zemmour avait remis en cause ces déportations, il résultait des débats que ces centaines d’arrestations n’entraient pas dans le champ des crimes contre l’humanité, lesquels doivent avoir été perpétrés pour des raisons raciales, politiques ou religieuses.

"Ce qui exclut les déportations décidées à raison de l’homosexualité" expliquait le jugement.

Le délit n’était donc pas établi.

La cour d’appel a retenu les mêmes éléments et a confirmé en tous points le précédent jugement.

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