24/06 ▒ HISTOIRE ▒ "Marc Bloch n'a jamais désespéré de la France".
C'était sans doute la dernière cérémonie de panthéonisation de l'ère Macron.
Hier, après Joséphine Baker, Robert Badinter et Simone Veil, c'est Marc Bloch, résistant et historien, qui a fait son entrée au "Panthéon", monument parisien qui célèbre les grandes figures de l'histoire de France.
Dans son discoure, le président de la République a rendu hommage à "un homme des Lumières, qui est entré dans l'armée des ombres".
Le cénotaphe de Marc Bloch et celui de son épouse ont suivi un parcours de la rue Soufflot jusqu'à l'intérieur du Panthéon.
Emmanuel Macron a souligné "l'esprit de défaite combattu par Marc Bloch, poison lent de notre vie publique. La grandeur de Marc Bloch est de n'avoir jamais désespéré de la France".
Marc Bloch était un historien mondialement réputé, spécialiste du Moyen Age et initiateur d'une nouvelle approche scientifique de sa discipline.
Mais, il est aussi connu pour son combat au sein de la Résistance.
Il est mort exécuté par les nazis en juin 1944.
Il avait 57 ans.
Marc Bloch est également passé à la postérité pour un livre, "L'étrange défaite".
Il y raconte, dès juillet 1940, son expérience lors de la bataille de France, quelques semaines plus tôt, où il a combattu comme engagé volontaire, bien que quinquagénaire et père d'une famille nombreuse.
L'ouvrage, dans lequel il tente de comprendre comment la IIIème République a pu s'effondrer en quelques semaines et fustige l'aveuglement des élites qui n'ont pas su préparer la France au conflit, est une référence dont de nombreuses figures se réclament encore aujourd'hui.
Simonne Vidal, son épouse, est entrée au Panthéon avec lui.
Simonne Vidal a toujours aidé Marc Bloch dans ses travaux scientifiques.
Elle est morte d'un cancer deux semaines après l'exécution de son mari, en 1944.
Son corps n'a jamais été retrouvé.
Si elle n'est pas panthéonisée à proprement parler, elle accompagne Marc Bloch dans le monument, à la demande de leur famille.
Le corps de l'historien, lui, repose toujours dans un cimetière de la Creuse.
Les deux cénotaphes ne renfermeront donc pas les dépouilles du couple, mais des objets symboliques".

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