14/06 ▒ JUSTICE ▒ Réquisition d'une peine plus faible qu'en première instance...
Cette semaine, Gaël Perdriau, ancien maire de Saint-Étienne, dans la Loire, était jugé en appel pour son implication présumée dans une affaire de chantage à la sextape visant son ancien premier adjoint.
Cinq ans de prison, dont trois fermes, ont été requis par le procureur.
Cette peine est réduite d’un an par rapport à celle dont il avait écopé en première instance.
La décision sera rendue le 10 septembre 2026.
"Qu’avez-vous fait de vos valeurs, de votre honneur, de vos électeurs ?" a lancé l’avocat général.
Onze ans après le tournage de la "sextape homosexuelle", Gaël Perdriau a continué de nier toute implication dans ce qu'il appelle "kompromat sexuel".
Trois anciens membres de son entourage, également condamnés à de la prison ferme en première instance, ont reconnu leur culpabilité.
Les trois hommes ont admis avoir recruté un "escort-boy", afin de filmer ses ébats avec Gilles Artigues, ancien premier adjoint.
Les trois ont certifiés que Gaël Perdriau était le commanditaire du complot.
À la barre, l’épouse de la victime a raconté "le calvaire de notre famille, qui s’enfonce dans une nasse sombre et une dépression contagieuse d’un mari et père de quatre enfants, qui s’est enfermé dans le silence".
"Tout ça pour des conneries de politique, bordel !" a-t-elle lancé en fixant Gaël Perdriau.
Comme lors du permier procès, ce dernier a affirmé que le piège avait été conçu à son insu.
Il a reconnu que, lorsqu’il a appris l’existence de la "sextape", il n’a pas eu le bon réflexe de convoquer ses collaborateurs, ni de les dénoncer à la justice.
"J’en ai honte aujourd’hui, mais je n’ai pas eu la bonne réaction".
Son avocat a demandé à la cour de requalifier l'accusation de "menace" en "chantage".
"Cet homme dit la vérité depuis le début. Simplement, il n’a pas eu la bonne réaction au moment où il aurait fallu. Si les autres ont pu concevoir un piège aussi sordide, pourquoi ne pas les croire capables d’un autre pour accabler l’ancien maire en faisant le commanditaire et ainsi espérer que leurs peines soient réduites" a-t-il plaidé.

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