02/06 ▒ SOCIÉTÉ ▒ Vague d'homophobie suite à ses propos sur la GPA...

Dans une tribune publiée dans "Têtu", Flavio Dalmau, président des Jeunes Radicaux de Gauche de Haute-Garonne, appelle son parti a soutenir la légalisation d'une "GPA éthique".

Il défend un modèle strictement encadré par l'État, sans rémunération, ni agences privées.

Il le présente comme "un ultime recours médical et humain pour accéder à la parentalité".

Il appelle donc son parti à devenir "le premier parti national à défendre un modèle français de GPA éthique".

Le texte intervient dans un contexte déjà sensible. 

Il y a quelques jours, Gabriel Attal a estimé "qu'un débat existait autour de la légalisation de la Gestation Pour Autrui".

Des propos qui ont immédiatement suscité des réactions négatives jusque dans son propre camp.

Selon Flavio Dalmau, "l'interdiction actuelle ne fait pas disparaître la pratique, mais pousse certains Français à se tourner vers l'étranger".

Il plaide pour un modèle inspiré du Canada, du Royaume-Uni ou encore des Pays-Bas.

Un modèle fondé sur "un consentement libre, un contrôle judiciaire et un accompagnement psychologique".

Il insiste également sur "l'héritage progressiste de son parti" en rappelant les combats historiques menés pour la laïcité, le divorce, la contraception, le PACS ou encore la Procréation Médicalement Assistée.

Sauf que...

Depuis la publication du texte, le débat a dépassé le terrain des idées.

Flavio Dalmau affirme être la cible de nombreux messages hostiles.

S'il dit respecter "profondément le désaccord", il dénonce des attaques personnelles et des propos homophobes.

"La GPA est une question complexe. Mais, depuis plusieurs jours, les échanges ont parfois laissé place à autre chose. Être qualifié d'esclavagiste pour avoir défendu un modèle précisément construit contre toute marchandisation".

Ils évoquent aussi des messages affirmant que "les gays chouinent toujours" ou que "les homosexuels devraient se tenir éloignés des enfants".

Selon lui, ces réactions témoignent d'une dégradation du débat public.

"Nos désaccords méritent des arguments. Jamais des insultes. Je continuerai à défendre mes convictions. Comme je respecte le droit de chacun à défendre les siennes".

La GPA demeure l'un des sujets les plus clivants du paysage politique français. 

Entre défenseurs d'une légalisation strictement encadrée et opposants dénonçant une atteinte aux droits des femmes ou un risque de marchandisation du corps humain, les positions restent profondément opposées.

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