30/04 ▒ DANEMARK ▒ Vague d'homophobie liée à sa tenue de scène...
Cité parmi les favoris du Concours Eurovision de la chanson 2026, Søren Torpegaard Lund a suscité une vague de réactions homophobes dans son pays réputé progressiste.
La raison : avoir interprété sa chanson en étant vêtu d'un leggings en cuir et un haut en résille.
Søren Torpegaard Lund assure "vouloir rester fidèle à lui-même".
Se définissant comme un "enfant à part", Søren Torpegaard Lund a toujours vécu au rythme de l'Eurovision.
En 2014, la victoire de Conchita Wurst est un véritable choc pour lui.
"Ça m'a énormément marqué dans mon adolescence en tant que jeune queer. Pour rester fort, découvrir qui j'étais et l'affirmer ouvertement. C'était vraiment un moment très cool" explique-t-il.
C'est justement en Autriche, pays de son "héroïne", qu'il représentera le Danemark avec "Før vi går hjem", soit "Avant de rentrer".
Déjà vainqueur à trois reprises, le Danemark fait partie des favoris chez les parieurs.
Ode à l'univers des boîtes de nuit, la chanson de Søren Torpegaard Lund évoque l'attrait d'un relation amoureuse toxique.
"Ça raconte un peu l'histoire de grandir avec l'amour et la tentation. Et d'y céder. Parce que c'est comme ça qu'on apprend et que l'on devient des êtres humains adultes. Sur scène, ja vais m'efforcer de rester fidèle à moi-même. Même si, au Danemark, il y a eu une sorte de retour de bâton homophobe".
En dépit des insultes homophobes proférées sur les réseaux sociaux, Søren Torpegaard Lund veut croire en "une société inclusive".
"Je déteste voir que ça arrive encore. Mais, j'ai adoré répondre en mode : tu ne peux pas me toucher. On peut être là. Tu peux être là. Tout le monde peut être là en même temps".
Originaire d'une petite ville, Søren Torpegaard Lund se tourne très tôt vers le piano et le chant.
En février dernier, c'est le graal.
Il remporte la sélection danoise pour aller en Autriche.
Son défi est de redonner le goût du Concours Eurovision de la chanson à un pays qui le boude de plus en plus.
"Je ne savais pas que c'était considéré comme un peu ringard. Ça s'est un peu cassé la figure ces dix dernières années. J'ai l'impression que ça fait clairement son comeback" analyse Søren Torpegaard Lund.
Si son attention est focalisée sur l'enjeu de gagner, il assure ne pas ignorer les crispations autour du concours.
Dont celles liées à Israël.
"En temps de crise, nous, les êtres humains, avons toujours eu tendance à nous rassembler pour essayer de créer de l'espoir".
À noter que Søren Torpegaard Lund a catégoriquement refusé d'interprêter sa chanson en anglais, comme c'est devenu la coutume.
Par ce geste, il entend rendre hommage à son pays, Îles Féroé et Groenland compris, en réponse à Donald Trump, qui menace l'intégrité territoriale de ce secteur.
"Je suis fier de représenter des pays qui doivent se battre pour leurs propres droits, leur propre liberté" conclut Søren Torpegaard Lund.

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