26/02 ▒ TÉLÉVISION ▒ L'envie d'en apprendre plus sur un handicap".

Nouvelle aventure pour Matt Pokora. 

Il y a quelques mois, il s'est envolé vers le Québec pour une expérience inédite avec six jeunes adultes porteurs de trisomie 21. 

"Sur la route avec Matt Pokora" est un road trip de quinze jours pour "casser des préjugés sur le handicap", que Gulli a transformé en une série documentaire à retrouver le jeudi soir à partir d'aujourd'hui.

À travers cette expérience, Matt Pokora entend dévoiler une nouvelle facette de sa personnalité.

"Dans cette aventure, on va plus voir Matt Pokora le papa ou le grand frère que l'artiste. J’y suis allé en tant qu'être humain, pas en tant que chanteur. Je n’avais rien à vendre" confie-t-il.

Il expose la genèse du projet et ce qu'il a retiré.

Extraits.

"Ce qui m'a motivé, c'est l'aventure humaine, l'envie d'en apprendre plus sur un handicap que je n'ai pas autour de moi, que je n'ai pas dans ma famille et donc que je connais peu".

"Je n'avais pas trop d'appréhension parce que je sais que j'ai toujours eu un rapport humain assez facile depuis très jeune. Les aventures en groupe, aller vers les autres, essayer de fédérer, de rassembler, ce sont des choses qui m'ont toujours plu. Donc, je n'avais pas trop d'a priori sur comment j'allais pouvoir gérer cette aventure. J'étais animé par la curiosité de vivre cette aventure humaine, de savoir ce que je pourrais leur confier comme tâches, quelle profondeur de conversation on allait pouvoir avoir. Est-ce qu'ils sauront exprimer ce qu'ils ont envie d'exprimer quand ils ressentent quelque chose ou quand ils ont envie de savoir quelque chose ? Très vite, je me suis dit : on va vivre une belle aventure parce qu'on peut parler de choses assez surprenantes et profondes ensemble".

"Partir 15 jours avec 6 adultes porteurs de trisomie 21, ce n'est pas simple. Je n'ai pas eu de briefing particulier avant le début de l'expérience. À part me dire de faire attention à leur sensibilité. Comme dans n'importe quel groupe, au final. Quand tu pars en bande, tu dois t'adapter aux personnalités que tu as dans ton groupe, qu'ils soient porteurs de handicap ou pas".

"J’ai ajusté le curseur de mon humour et ma manière de venir les piquer. Dans la vie de tous les jours, j’ai un humour assez piquant, assez direct. En général, j'aime bien chambrer. Je me suis donc adapté. J’ai jaugé, puis tenté. Certaines fois, j’ai vu que mon second degré était pris tout de suite au premier degré, donc j’ai calmé le jeu face à certaines personnalités. Comme dans la vie, chacun a sa sensibilité. Il faut s’adapter. Si tout le monde était capable d'essayer d'abord de comprendre l'autre en face et de s'adapter, je pense que le monde serait beaucoup plus paisible".

"Ce qui est magnifique avec la spontanéité de ce programme, c'est qu'on a été amenés sur des sujets, des conversations qui nous amènent finalement à une petite morale à la fin, à chaque fois. On a eu des conversations vraiment profondes sur des thématiques diverses comme l'homophobie, par exemple, où j’ai dû recadrer, expliquer, essayer de leur faire comprendre qu'il y a des choses qui ne se font pas. Que l'important dans la vie, c'est aussi le bonheur qu'on peut ressentir et que ce sont des choses qu'on ne choisit pas".

"J’ai vraiment été surpris par la profondeur des discussions qu'on pouvait avoir, mais également par les tâches qu'on pouvait leur confier. C’est tout bête, mais je ne pensais pas que quelqu'un avec ce handicap pouvait partir de chez lui, prendre le métro, aller au travail, rentrer en métro, comme tout le monde. Ce sont des choses toutes bêtes que j'ai apprises là".

"Dans mon métier, j'ai réalisé plein de rêves. Maintenant, je suis à une étape de ma vie où j'ai envie de m’élever humainement pour devenir un meilleur papa pour mes enfants, un meilleur mari et un meilleur ami. Je crois que c'est en se tournant vers les autres et en essayant de comprendre l'autre qu'on y arrive. Plus les années passent, plus j'ai ce besoin-là. J'ai toujours des objectifs professionnels et des rêves à atteindre, mais, quand on prend de l'âge et qu'on a une famille, on a envie de s'élever. En l'occurrence, dans cette aventure, j'ai beaucoup appris, mais j'espère aussi les avoir aidés à casser des préjugés sur la trisomie grâce à ce projet".

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

19/12 ▒ ÉTATS-UNIS ▒ Un État de moins en moins gay-friendly ?