19/02 ▒ JUSTICE ▒ Tous les faits d'abus sexuels sont prescrits...
Fin août 2025, un appel à témoins avait été lancé par l’évêque de Nantes, en Loire-Atlantique.
À ce jour, 81 signalements d’abus sexuels au sein du collège Saint-Stanislas, établissement catholique, ont été reçus par la justice.
Ils émanent de courriers adressés par les victimes ou les proches de victimes.
"Tous ces faits ont été commis entre les années 1960 et les années 1990. Il s’agit de faits à connotation sexuelle, des agressions sexuelles et des viols" a expliqué le procureur de la République.
"Les victimes sont toutes des hommes qui avaient entre 10 et 15 ans au moment des faits".
Dans cette affaire, huit prêtres, qui travaillaient dans l’établissement, ont été identifiés, mais ils sont tous décédés.
De plus, le procureur a annoncé que l’ensemble des faits rapportés est prescrit, le délai étant de dix ans à cette époque-là.
De ce fait, il n’y aura pas de suites judiciaires.
Dominique Pervenche, directeur de l’établissement catholique entre 1978 et 1999, est soupçonné d’avoir couvert ces agissements et d’être lui-même auteur d’agressions sexuelles.
Il a été entendu au commissariat de Nantes, sans être placé en garde à vue.
"Il a été mis en cause par une personne pour laquelle les faits ne peuvent pas être caractérisés comme des faits d’agressions sexuelles ou de viol. Des faits qu’il conteste. Pour le reste, il estime que son établissement n’est pas un lieu où ce genre de choses a pu avoir lieu" explique le procureur en précisant que les faits dénoncés sont également prescrits.
L’appel à témoignages du diocèse faisait suite à un courrier reçu de la part de la famille d’un ancien élève.
Cet homme de 46 ans, qui s’est suicidé en 2024, avait expliqué avoir été "victime d’infractions à caractère sexuel commises par un surveillant, lorsqu’il était interne".
"Cette plainte avait été classée sans suite" confirme le procureur.
Désormais, l’association, "France Victimes", doit contacter l’ensemble des hommes ayant envoyé un signalement.
Le but est de les mettre en relation avec l'Inirr, "Instance nationale indépendante de reconnaissance et de réparation pour les personnes victimes de pédocriminalité dans l’Église".
En plus de ces témoignages concernant le collège lycée Saint-Stanislas, vingt-et-un signalements ont été recueillis par le procureur de Nantes.
Quinze concernent d’autres établissements.
"Des auditions vont être menées, car nous sommes face à des faits potentiellement non prescrits".
Les six autres sont traités par d’autres tribunaux.

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