14/02 ▒ LIRE ▒ Une tournée mondiale pour un livre hors-norme...
Jusqu'à ces derniers jours, Gisèle Pelicot n'a pris la parole que deux fois publiquement.
Au début et à la fin du procès des "viols de Mazan".
"Une épreuve très difficile", témoignait-elle le 19 décembre 2024, jour du verdict.
Son ex-mari et ses cinquante coaccusés venaient d'être condamnés à des peines de trois à vingt ans de prison.
Tous ont été reconnus coupables de "viols aggravés, agressions sexuelles aggravées et tentatives de viols" sur Gisèle Pélicot, droguée par ex-mari.
Après plus d'un an de silence médiatique, voici de nouveau Gisèle Pelicot dans la lumière.
Avec un livre : "Et la joie de vivre".
Livre qui paraîtra mardi dans vingt-deux pays simultanément.
Sa tournée promotionnelle a officiellement débuté cette semaine avec sa présence sur France 5.
Elle a accordé sa première interview télévisée à Augustin Trapenard dans "La Grande Librairie".
Accompagnée de Judith Perrignon, sa coautrice, Gisèle Pelicot est apparue apaisée, mais déterminée.
"Ce livre est un message d'espoir à toutes les femmes qui traversent des périodes très compliquées dans leur existence. Souvent, on ne soupçonne pas la force qu'on peut avoir en soi" déclare-t-elle.
Demain, elle sera l'invitée du 20 Heures de France 2.
Avant les matinales de France Inter et RTL, lundi.
En outre, elle fait la Une des principaux journaux ou magazines français : Télérama, Libération, Le Figaro, Le Nouvel Obs, Elle…
"Elle ne promeut pas seulement un objet culturel : elle promeut une cause" analyse Augustin Trapenard.
Il confie avoir eu accès aux épreuves du livre "dans le plus grand des secrets, il y a un mois et demi, deux mois environ".
"Le but de Gisèle Pelicot, c'est de faire connaître son histoire pour que les errances médicales qu'elle a subies ne se reproduisent plus, que les médecins prennent plus en compte les violences sexuelles dans leur diagnostic et que les victimes se reconnaissent et puissent partir".
Dans 'Et la joie de vivre", Gisèle Pelicot relate, entre autres, la funeste journée du 2 novembre 2020, point de bascule de son existence.
Au commissariat de Carpentras, dans le Vaucluse, elle découvre des photos d'elle lors des viols sous soumission chimique commis avec la complicité de son mari.
C'est Susanna Lea, agent littéraire, qui a géré la vente des droits à l'international.
Côté médias, elle a privilégié les titres qui pouvaient garantir que Gisèle Pelicot figurerait en couverture.
Avec une préférence pour les magazines féminins.
À ce jour, la tournée médiatique de Gisèle Pelicot est loin d'être terminée.
Elle doit se rendre au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne.
Ensuite, ce sera l'Italie, le Canada et les États-Unis.
En France, elle présentera son livre à Bordeaux, Nancy, Montpellier, Aix-en-Provence et Strasbourg.
"Ce n'est pas pour moi que je témoigne, mais pour toutes ces femmes qui subissent la soumission chimique" explique Gisèle Pelicot.
Un an et demi après, dans les dernières pages de son livre, elle relate les histoires de ces femmes qui lui écrivent.
"Elles ont fini par trouver la force de parler, d'affronter les épreuves subies, voire de divorcer. Cette histoire ne m'appartient plus totalement" écrit-elle.

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